CV : les 5 erreurs qui énervent les recruteurs !

Mensonges, fautes d’orthographe, blabla… Découvrez le top des erreurs à ne surtout pas commettre sur son CV, sous peine qu'il ne passe directement à la poubelle. 5 conseils à appliquer d’urgence.

1. Les mensonges


Hors de question de recruter quelqu’un qui raconte des histoires ! Surtout quand le mensonge est facile à repérer. « Franchement, quand c’est subtil, cela peut faire sourire. Mais quand c’est quelque chose d’énorme, le CV passe directement à la trappe », prévient Michel Lasbleis, directeur associé de Technologies Sociales, cabinet de conseil en ressources humaines. Autrement dit, enjoliver, oui, mentir, non. Essayez de prétendre que vous êtes bilingue en anglais, attribuez-vous un diplôme auquel vous avez échoué, et votre candidature sera rapidement de l’histoire ancienne.
Le conseil : Embellir, oui, mais on reste subtil…

2. Les longueurs


Quand un responsable RH reçoit 200 réponses pour une offre, il n’a pas envie de perdre de temps. Les CV de six pages, les CV sans aucune mise en page, les CV recto-verso… Autant de cas de figure qui mettent à rude épreuve les nerfs des recruteurs. Marc Guichet, consultant en ressources humaines chez Emergence RH, mise plutôt sur l’efficacité : « un CV, il faut pouvoir en saisir l’essentiel en 20 secondes. »
Le conseil : Donner envie sur un CV et développer en entretien.

3. Le flou


Les recruteurs n’aiment pas les CV imprécis, ils veulent du concret. N’hésitez pas à chiffrer vos résultats, à décrire les tâches accomplies lors de vos précédentes expériences… Et bien sûr, « n’oubliez pas le titre », conseille Marc Guichet. Il faut en effet annoncer la couleur dès le début afin de faciliter la tâche au destinataire. En revanche attention : trop d’informations peuvent aussi énerver un recruteur, vous devez donc détailler uniquement les éléments utiles pour le poste brigué.
Le conseil : À défaut de chiffres, on décrit ses missions qui correspondent au poste.

4. Une faute ça va, 2 fautes ça passe, 3 bonjour les dégâts


Une ou deux fautes sur une page peuvent passer pour de la distraction. Quand il y en a trois par ligne, cela devient exaspérant. « Il y a certains métiers pour lesquels c’est vraiment rédhibitoire », estime Michel Lasbleis. Rédacteurs, assistants administratifs ou professionnels de la com’ doivent être particulièrement vigilants. « Trouver des fautes à la pelle est d’autant plus agaçant qu’il existe des outils pour éviter ce genre d’erreurs. » Correcteur, dictionnaire et Bescherelle à la rescousse.
Le conseil : Quand on n’est pas bon en orthographe, on fait simple et on se fait aider.

5. Donnez des infos sans intérêt


« Mieux vaut ne rien dire que faire du remplissage ! » C’est en tout cas l’avis de Michel Lasbleis. Il prend l’exemple de la rubrique centres d’intérêt : « quand l’information est significative, il n’y a pas de problème. Par exemple, la pratique d’un sport collectif peut être intéressante car elle révèle un esprit d’équipe. » De même, une passion pour les voyages est utile si elle s’accompagne d’une parfaite maîtrise d’une langue étrangère. En revanche, nul besoin de signaler que vous avez lu deux romans l’an dernier ou que vous aimez faire du shopping.
Le conseil : Quand on n’a rien à dire, on ne tire pas à la ligne.

La rédaction