Employé passionné, ventes boostées !

« Je lis trois livres par mois », « Je passe des heures sur ma console », « J’ai refait la cuisine de A à Z » : spontanément, lorsqu’ils postulent, la majorité des candidats mettent en avant un goût prononcé pour les produits de l’enseigne qu’ils courtisent.

Et ils ont raison, beaucoup de recruteurs y sont sensibles : « Ce n’est pas une condition sine qua non, mais l’affinité avec le produit est importante, car on ne vend bien que ce qu’on aime », estime Isabelle Évrard, responsable recrutement pour Castorama. À ses yeux, ceux qui possèdent « la fibre bricolage » représentent un plus pour l’entreprise, parce qu’ils ont une véritable force de conviction : « Ce sont souvent des éléments moteurs et, avec les clients, ils se montrent très convaincants, car ils ont envie de transmettre cette passion », ajoute-t-elle.


Chez Décathlon, la pratique sportive est carrément un élément discriminant à l’embauche : « Peu importe le niveau, du moment que nos salariés sont des sportifs. Parce que cela colle avec nos valeurs — dynamisme, énergie, etc. —, mais aussi parce que c’est un avantage face au client », déclareSophie Leibig Van Huffel, responsable ressources humaines Île-de-France. Vous ne connaissez rien à la vente ? Vous n’avez aucun diplôme ? Pas grave, ce sont vos traits de caractère qui intéressent, et plusieurs journées de formation sont prévues pour améliorer vos compétences. « Si on aime le contact de manière générale, vendre s’apprendra très vite », conclut Sophie Leibig Van Huffel.

La rédaction