En finance-comptabilité, les "job-zappeurs" n'ont pas la cote

Changer souvent de poste peut être mal vu par les recruteurs. Mais à quel point ? Et à quel moment est-on considéré comme un "job-zappeur" ? Robert Half s’est intéressé à la question. Les résultats ont de quoi surprendre.

Face à un CV, les recruteurs ont des critères de sélection très variés, mais il y en a un qui revient souvent : la stabilité du candidat. Et si son parcours professionnel comporte de nombreux changements de poste, il peut être considéré comme un "job-zappeur". Mais cette notion de "job-zapping" est subjective et peut varier d’un employeur à l’autre. À partir de combien de changements est-on considéré comme un candidat instable dans le secteur finance-comptabilité ? C’est ce qu’a voulu savoir Robert Half dans sa dernière étude publiée ce 4 mars 2015.

"Job-zappeur", qui es-tu ?


Pour la plus grande part des directeurs administratifs et financiers interrogés par le cabinet de recrutement, 30 % voient un candidat comme un "job-zappeur" lorsqu’il a changé 3 fois de poste en 10 ans. Ce qui équivaut à un changement tous les 3 ans en moyenne ! Pour Bruno Fadda, directeur chez Robert Half France cela n’a rien de surprenant : « c’est la fonction qui veut ça. Les métiers de la finance et de la comptabilité nécessitent une certaine stabilité, les DAF sont donc à la recherche de candidats aux parcours lisses, quel que soit le type de poste ».
Si le job-zapping est vécu différemment selon les recruteurs, là où ils sont unanimes, c’est dans leur réaction face à ces candidats. 83 % des sondés se déclarent prêts à éliminer un candidat sous prétexte qu’il est un "job-zappeur". Un chiffre qui démontre le très fort attachement des employeurs de la filière finance-comptabilité à la stabilité de leurs futures recrues. «Un phénomène qui, malgré un marché de l’emploi très dynamique dans le secteur, ne montre pas de signe d’évolution », reconnaît Bruno Fadda.
 
 

La rédaction