Entretien d'embauche : les attitudes qui inspirent confiance aux recruteurs

Un recrutement est un enjeu important pour un employeur et il comporte toujours des risques. C’est pour ça que les professionnels des RH ont besoin d’être rassurés en entretien d’embauche. Quelles sont les attitudes qui les tranquillisent ? Quels comportements permettent de gagner leur confiance ? La réponse en six exemples.

1 Choisir le bon dress code


La tenue vestimentaire apparaît parfois secondaire aux yeux des candidats, pourtant, elle a son importance en entretien d’embauche. « C’est une marque de respect », estime Laurent Silvestri, dirigeant d’OpenIP. Les recruteurs font naturellement plus facilement confiance aux candidats qui savent revêtir un look adapté à l’entreprise. Miser sur la sobriété est toujours un bon choix : un costume sombre pour les hommes et un tailleur pour les femmes, en particulier dans le secteur de la finance, de la banque et de l’IT.
"Pour inspirer confiance à son interlocuteur, il faut montrer que vous êtes capable de vous projeter dans le poste et, a fortiori, dans la future équipe de travail."
                                       

2 Avoir du recul


La connaissance de soi est une qualité que Franck Coppola aime retrouver chez les candidats qu’il reçoit en entretien. « J’apprécie lorsque les candidats qui ont passé notre test technique sont réalistes sur leurs forces et leurs faiblesses », explique le dirigeant de la société Hexaglobe. Ceux qui réussissent à prendre du recul sur les outils qu’ils utilisent gagnent également des points. « Dans notre secteur, il est primordial de connaître les avantages et les inconvénients de chaque langage de programmation et de savoir dans quelles situations en privilégier un plutôt qu’un autre. »
 

3 Préparer une présentation structurée


Rares sont les candidats à arriver en entretien d’embauche avec une présentation de leur parcours bien ficelée. Dommage, car c’est justement à cette étape que votre interlocuteur se fait une première idée du sérieux de votre démarche. Pour montrer au recruteur que vous connaissez ses attentes, « il est intéressant d’orienter sa présentation vers ses réalisations, ses résultats et de la terminer avec une phrase de bilan qui met en avant l’intérêt de vos expériences avec le poste que vous visez », explique Pierre-Yves Grangier, directeur de Michael Page Commercial.
 

4 Adopter une attitude proactive


Un entretien de recrutement n’est pas un interrogatoire, rappelle Pierre-Yves Grangier. « Le candidat ne doit pas se contenter de répondre aux questions qu’on lui pose. D’autant que ce sont souvent des questions ouvertes. Charge au candidat d’élargir ses réponses sur des informations factuelles : les réalisations qu’il a menées ou les objectifs qu’il a atteints », explique-t-il. Plutôt que de rester les bras croisés à attendre que le recruteur vous assaille de questions, soyez acteur de la rencontre et « optez pour une approche participative », conseille Pierre-Yves Grangier.
 

5 Faire preuve d’humilité


 « Un candidat qui fait preuve d’humilité en expliquant qu’il est perfectible, qu’il a beaucoup de choses à apprendre et qu’il est prêt à le faire, retiendra mon attention en entretien », explique Laurent Silvestri. Plutôt que d’essayer de convaincre un recruteur avec un discours uniquement axé sur vos forces, faites preuve de simplicité en précisant que vous cherchez à vous améliorer « et que vous savez vous remettre en question ».
 

6 Poser des questions


Un candidat qui termine un entretien d’embauche en posant des questions pertinentes à propos de l’entreprise ou du poste, gagne des points. « De même qu’un profil qui interroge un recruteur sur la suite du processus de recrutement ou sur les dispositifs d’intégration prévus en entreprise », souligne Pierre-Yves Grangier. Pour inspirer confiance à son interlocuteur, il n’y a pas de secret : il faut montrer que vous êtes capable de vous projeter dans le poste et, a fortiori, dans la future équipe de travail.
 

Les recruteurs ont peur de se tromper car…


 
 
Ça coûte cher. Une erreur de casting peut mettre les comptes d’une entreprise dans le rouge. Vitamin T, une agence américaine spécialisée dans les RH, a évalué à environ 39 000 euros le montant des dommages liés à un mauvais recrutement.
 
Ça intensifie le rythme de travail. Les équipes en poste assument généralement une charge de travail accrue en attendant l’arrivée d’un nouveau collaborateur ou la réorganisation du service.
 
Ça altère l’image de l’entreprise. Lorsqu’il est soutenu, le turnover ne passe pas inaperçu, notamment auprès des clients de l’entreprise, qui peuvent voir d’un mauvais œil les nombreux changements d’interlocuteurs.

La rédaction