Évoluer en interne : les témoignages de trois salariés

Vous rêvez de changer de poste en restant dans votre entreprise ? Pour vous donner des idées ou vous aider à provoquer le changement, découvrez les témoignages de trois salariés qui ont réussi à convaincre leur boss de les faire évoluer en interne.

Florent Boizard, de consultant à chef de produit


« Je suis entré au sein du groupe Hardis en 2005 en tant que consultant SI logistique. Après avoir occupé ce poste pendant trois ans, j’ai pris la responsabilité de l’équipe de consulting composée de 25 collaborateurs. Cette évolution s’est réalisée naturellement : lorsque j’ai abordé, avec mon manager, mon envie d’occuper ce poste, il n’a pas été surpris puisqu’il s’apprêtait, de son côté, à me proposer cette évolution. À ce stade, je pense que mes capacités à être force de propositions sur le fonctionnement de notre organisation ont joué en ma faveur.
En 2012, mes fonctions ont de nouveau été étendues. Notre direction générale a exprimé le souhait de créer un poste qui apporterait de la cohérence aux services R&D, consulting avant-vente et commerce, jugés trop étanches. Je me suis positionné sur ce poste et j’ai donc été reçu par mon manager puis la direction générale. Au cours de ces deux entretiens, j’ai exposé un projet avec un plan d’action sur un an. Je suis ainsi devenu chef de produits solutions logistiques. Ce poste m’a sans doute été attribué pour ma connaissance du marché et des produits, accumulée depuis 2005. J’ai aujourd’hui pour mission de définir les orientations stratégiques, fonctionnelles et technologiques de la gamme Reflex. J’encadre désormais 60 personnes sur les 150 que dénombre le département solutions logistiques. »

 


Carine Peron, une ouverture à l’international


« J’ai intégré, en 2005, l’entreprise Dimension Data avec pour mission de mettre en place la fonction juridique. Durant six ans, j’ai occupé un poste de responsable juridique et j’ai collaboré avec le comité de direction et les équipes commerciales. Arrivant en limite de développement, j’ai fait part à mon manager de mon désir d’acquérir de nouvelles responsabilités. Il l’a bien compris et m’a parlé d’un poste de responsable juridique à l’échelle européenne qui s’apprêtait à être créé. Quelques jours après notre discussion, le poste était officiellement ouvert et il m’a donc invité à candidater par le biais de notre plateforme de recrutement interne. Deux autres candidats ont également postulé. Suite à l’envoi de mon CV et de ma lettre de motivation, j’ai été reçue par mon futur manager et le directeur commercial Europe, le directeur financier Europe et, enfin, par le groupe Legal Manager, avec qui nous échangions des reportings.
Plus que mes compétences techniques, ce sont ma philosophie du poste et ma capacité à m’adapter à différentes cultures qui ont convaincu mes interlocuteurs. J’ai finalement pris mes nouvelles fonctions en avril 2012 après avoir participé au recrutement de mon successeur et lui avoir transmis mes connaissances. Pour consolider mes compétences, mes prochains axes de formation vont s’articuler autour de la fiscalité internationale et de l’IT outsourcing. »
 

Sylvain Beaugé, une mobilité également géographique


« Après avoir coordonné, en tant que responsable marchés et produits, les activités du réseau de bus TCL au sein de la direction commerciale et marketing de Keolis Lyon, j’ai émis, à mon manager, la volonté d’évoluer sur un autre poste et dans une autre région. En consultant la Bourse de l’emploi que nous avons en interne, j’ai repéré une opportunité qui pouvait m’intéresser. Un poste de responsable du développement de l’offre transport en commun s’apprêtait à être créé au sein d’une structure support en Île-de-France. Après avoir glané des informations sur l’environnement du poste, j’ai fait acte de candidature auprès de la direction des ressources humaines du groupe. J’ai alors été reçu en entretien par le responsable RH du groupe, celui de la branche d’Île-de-France ainsi que par mes futurs managers.
Mon expérience sur la conception d’offres de services, sur la relation des autorités organisatrices et sur le déploiement du savoir-faire de Keolis a joué en ma faveur. Ce qui a fait la différence avec les autres candidats, c’est également que les projets que souhaitait mener la branche d’Île-de-France avait, en partie, été menés par mes soins à Lyon. J’avais donc suffisamment de recul sur ce poste. En septembre prochain, j’intègre donc ce nouveau service. Au total, seuls deux mois se sont écoulés entre la publication de l’offre et l’affectation officielle

La rédaction