Formule de politesse pour une lettre de motivation, un mail, ...

Marquez des points auprès des recruteurs avec la formule de politesse adaptée à chaque étape de votre recherche d’emploi : lettre de candidature, mail de motivation, relance ou entretien d’embauche.

La lettre de motivation


Pour être tout à fait cordiale, la lettre de motivation doit commencer par « Madame, Monsieur » ou « Madame/Monsieur Untel ». Vous pouvez également précéder cette formulation du qualificatif « cher/chère ». Cela suppose toutefois que vous ayez déjà eu un premier contact positif avec l’interlocuteur.
En fin de missive, on demandait autrefois au lecteur d’agréer « ses sentiments respectueux ». Aujourd’hui, sous l’influence d’internet, il est possible de faire plus court, sans manquer de respect au destinataire de la lettre. Paul-Émile Taillandier, fondateur du cabinet Talents-clés Conseil, affirme que le « sincères salutations » suffit amplement.
On peut également conclure par : « veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées » ou encore « je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération ». L’erreur serait ici d’utiliser une expression lourde et empesée, comme « l’expression de mon profond respect » ou « l’expression de ma plus grande considération ».

Le mail de motivation


Évolution technologique oblige, le mail de motivation remplace progressivement la lettre de motivation traditionnelle. Conséquence : les formules de politesse changent aussi. « Aujourd’hui, on fonctionne avec un mail de motivation simple et concis », confirme Fatima Yagoubi, consultante finances chez Hudson.
« Les exigences se sont assouplies, on est effectivement plus direct et la préférence va aux formules courtes », ajoute Marie-Claire Lemaître, directrice générale de Mercuri Urval. Mais cette concision n’a pas gommé les formules de politesse pour autant. Dans un mail de motivation, « il faut éviter d’utiliser les formules telles que "Veuillez agréer mes salutations distinguées" », illustre Fatima Yagoubi.
« Si le candidat postule à un emploi de directeur financier et qu’il s’adresse à un DRH, il peut conclure par un "Cordialement" ou "Bien cordialement" car ils sont sur un pied d’égalité au niveau hiérarchique », complète Marie-Claire Lemaître. Dans les autres cas, le candidat peut utiliser l’expression « Bien à vous ». L’erreur serait ici de ne rien écrire ou d’utiliser une expression familière telle que « Bonne continuation ».

La relance téléphonique


Vous avez envoyé votre candidature et aimeriez vous renseigner sur la suite du processus de recrutement ? « Si le candidat n’a pas reçu de retour dans les dix jours qui suivent l’envoi de sa candidature, il peut passer un coup de fil. Mais pas tous les trois jours, sans quoi cela le desservirait », indique Fatima Yagoubi.
Le candidat peut démarrer la conservation comme ceci : "Bonjour, je me permets de vous appeler suite à l’envoi de ma candidature à tel poste sous telle référence". Attention à ne pas laisser filtrer votre impatience dans le ton de votre voix. « Il faut éviter les tons et les formulations directifs tels que "Je compte sur vous" ou "Dans l’attente d’une réponse rapide" », précise la consultante d’Hudson.
À la fin de la conversation téléphonique, « le candidat peut remercier son interlocuteur pour l’échange et le temps que celui-ci lui a consacré. Il peut également rappeler qu’il est hautement intéressé par le poste et qu’il est prêt à rencontrer le recruteur pour lui présenter son profil », suggère Marie-Claire Lemaître.

L’entretien d’embauche


Lors d’un entretien de recrutement, la première étape est de remercier votre interlocuteur de vous avoir invité à le rencontrer. « Cela paraît tellement logique que nombreux sont ceux qui oublient de le faire », note Marie-Claire Lemaître. De même vous êtes victime d’un retard, n’oubliez pas de prévenir ou de vous excuser pour le manque de ponctualité.
Il convient ensuite de demander au recruteur de combien de temps vous disposez pour l’entretien. Vous pourrez ainsi vous adapter à son planning et le laisser démarrer l’entretien. Car « la première des impolitesses est de commencer à parler tout seul, sans attendre les explications sur le déroulement de l’entrevue », observe Paul-Emile Taillandier.
Autres impolitesses à éviter : « couper la parole du recruteur, ne pas écouter les questions ou répondre à des questions que l’on ne vous pose pas », énumère le fondateur de Talents-Clés Conseils. À la fin de la rencontre, pensez de nouveau à remercier votre interlocuteur du temps qu’il vous a consacré.
Enfin, quelques jours après, « il peut être utile d’envoyer un mail pour dire au recruteur qu’on a apprécié la rencontre tout en indiquant que l’on reste à sa disposition pour tout échange ultérieur », conclut Fatima Yagoubi.

La rédaction