L’offre raisonnable d’emploi victime de l’informatique

Une information aberrante mais on ne peut plus sérieuse : les systèmes informatiques de l’ANPE ne peuvent gérer les refus d’offres d’emplois. En somme, il est impossible pour un agent local d’enregistrer informatiquement le rejet d’une proposition d’emploi par un chômeur. Un comble, lorsque l’on sait que « l’offre raisonnable d’emploi » déjà très controversée dans sa définition, se veut la pierre d’angle de la nouvelle politique de retour à l’emploi.
Pour sortir de l’impasse, les bureaux doivent conserver une version papier de chaque refus et les agrafer ensemble comme « au bon vieux temps ». Ces preuves doivent être ensuite conservées, classées puis rangées. Phobiques de la paperasse, s’abstenir. A l’ère du tout virtuel et du tout numérique, cette gestion administrative fleure bon le siècle passé. Cette nouvelle vaudrait anecdote si elle ne concernait pas des milliers de chercheurs d’emplois. Point d’informatique efficace, et c’est la porte ouverte à l’égarement pur et simple de ces attestations. Quand on sait qu’elles sont prépondérantes dans le maintien ou non des allocations chômages, on comprend mieux les craintes des bénéficiaires de ces aides.

Une information aberrante mais on ne peut plus sérieuse : les systèmes informatiques de l’ANPE ne peuvent gérer les refus d’offres d’emplois. En somme, il est impossible pour un agent local d’enregistrer informatiquement le rejet d’une proposition d’emploi par un chômeur. Un comble, lorsque l’on sait que « l’offre raisonnable d’emploi » déjà très controversée dans sa définition, se veut la pierre d’angle de la nouvelle politique de retour à l’emploi.
Pour sortir de l’impasse, les bureaux doivent conserver une version papier de chaque refus et les agrafer ensemble comme « au bon vieux temps ». Ces preuves doivent être ensuite conservées, classées puis rangées. Phobiques de la paperasse, s’abstenir. A l’ère du tout virtuel et du tout numérique, cette gestion administrative fleure bon le siècle passé. Cette nouvelle vaudrait anecdote si elle ne concernait pas des milliers de chercheurs d’emplois. Point d’informatique efficace, et c’est la porte ouverte à l’égarement pur et simple de ces attestations. Quand on sait qu’elles sont prépondérantes dans le maintien ou non des allocations chômages, on comprend mieux les craintes des bénéficiaires de ces aides.

La rédaction