La case « stage », incontournable pour le 1er emploi

C’est via le stage que les diplômés ont le plus de chance de décrocher leur 1er job. Ce vecteur fonctionne donc comme un sas avant l’embauche. Évolution du mode de recrutement : changement des méthodes, chemins traditionnels bouleversés, 1er stratégie pour les société : le stage, puis l’embauche.

Avant de décrocher un véritable emploi d’ingénieur, 10 % des diplômés ont fait un détour par un emploi qui ne correspondait pas à leur formation initiale. Ce « sas » n’a pas dépassé 6 mois pour 61 % des jeunes ingénieurs.En 2006, plus de 90 % des diplômés ont accédé à leur premier emploi en moins de 6 mois. Pour le décrocher, les jeunes ingénieurs ont fait feu de tout bois.Les réponses aux annonces d’offres d’emploi (26,9 %), le stage (24,2 %) et les candidatures spontanées (14,4 %) étaient le tiercé gagnant en 2006 pour décrocher un premier emploi après le diplôme d’ingénieur.
Le stage reste le cheval de Troie incontournable (24,2 %) pour mettre un pied dans l’entreprise et y rester. Ce n’est pas nouveau, les entreprises plébiscitent cette formule qui leur permet de tester de futurs ingénieurs pendant leur formation pour un recrutement ultérieur. Près d’un élève ingénieur sur trois est ainsi recruté. Le taux de transformation est encore plus fort pour les ingénieurs formés sous statut d’apprenti : quatre sur dix auront leur premier emploi dans l’entreprise qui les a formés. Un phénomène plutôt normal puisque l’étudiant était salarié rémunéré par l’entreprise pendant toute la durée de sa formation.
Après le stage, les offres d’emploi en ligne sur le Web (17,5 %) représentaient le 2e outil le plus sûr pour décrocher un premier emploi. En 2006, les jeunes déclaraient consulter en priorité les sites dédiés à la recherche d’emploi (10,8 %), parmi lesquels Keljob.com, avant de consulter les sites Web des entreprises (6,7 %). Il convient sans doute d’ajouter une partie des offres de l’Apec ou de l’ANPE (7,6 %) également consultables sur le Web. Les annonces parues dans la presse ne sont quasiment plus consultées par les jeunes diplômés (1,7%) pour décrocher leur premier job.
Troisième outil efficace pour décrocher un premier emploi, la bonne vieille candidature spontanée (14,4 %) arrive étonnamment devant les relations liées aux écoles d’ingénieurs et aux associations d’anciens (12,5 %) alors que le poids des relations personnelles diminue fortement ( 5 %). Une preuve que le piston est en voie de ringardisation ? Et que le Web fait finalement reculer l’importance du fameux « marché caché ».
Source : Rapport de la 18e enquête du CNISF 2007

La rédaction