La lettre de motivation n'est pas morte

Ainsi donc cette bonne vieille lettre accompagnant le CV aurait encore une raison d’être. Pour Muriel Amar, d’Atos Origin, elle reste primordiale : « 30% de nos embauches proviennent de candidatures spontanées. Et toutes comportaient une lettre ou au moins un message joint par mail. Nous avons un métier de services, en relation permanente avec les clients. Il faut que tous nos ingénieurs sachent s’exprimer en bon français, avec une orthographe irréprochable et une syntaxe correcte. On reçoit des lettres à l’orthographe catastrophique et c’est grave. Quant à un CV envoyé sans lettre, il ne va pas aller bien loin chez nous. »Même sentiment pour Philippe Berthet de Réseau Ferré de France, qui déplore la raréfaction des lettres. « Avec le mail, la lettre de motivation perd beaucoup de sa substance. C’est dommage car une bonne lettre contient tout ce qu’on recherche. » Contrairement à certaines idées reçues, les recruteurs lisent donc les lettres de motivation. « C’est même un élément qui peut faire la différence entre les candidats. En revanche, il est inutile d’envoyer une lettre recopiée dans un bouquin. On les détecte très vite. »D’autres se contentent d’un court message. « Le candidat peut se contenter de 5-6 lignes dans le corps du message du mail où il explique pourquoi il postule chez nous et quels types de poste l’intéressent, précise Sandrine Beaudelin, de Vivéo. Evidemment une lettre de motivation est toujours un plus. »Elena Lebrun de Matis est encore moins sourcilleuse sur la question. « Les lettres de motivation étant la plupart du temps standard, nous ne nous y attachons que dans la mesure où le CV nous intéresse. Bien sûr, je n’apprécie pas non plus que l’on me fasse parvenir un CV sans un mot d’accompagnement, ne serait-ce que quelques phrases simples pour dire « bonjour, voici mon CV ». Un service minimum apprécié à l’unanimité.

Ainsi donc cette bonne vieille lettre accompagnant le CV aurait encore une raison d’être. Pour Muriel Amar, d’Atos Origin, elle reste primordiale : « 30% de nos embauches proviennent de candidatures spontanées. Et toutes comportaient une lettre ou au moins un message joint par mail. Nous avons un métier de services, en relation permanente avec les clients. Il faut que tous nos ingénieurs sachent s’exprimer en bon français, avec une orthographe irréprochable et une syntaxe correcte. On reçoit des lettres à l’orthographe catastrophique et c’est grave. Quant à un CV envoyé sans lettre, il ne va pas aller bien loin chez nous. »Même sentiment pour Philippe Berthet de Réseau Ferré de France, qui déplore la raréfaction des lettres. « Avec le mail, la lettre de motivation perd beaucoup de sa substance. C’est dommage car une bonne lettre contient tout ce qu’on recherche. » Contrairement à certaines idées reçues, les recruteurs lisent donc les lettres de motivation. « C’est même un élément qui peut faire la différence entre les candidats. En revanche, il est inutile d’envoyer une lettre recopiée dans un bouquin. On les détecte très vite. »D’autres se contentent d’un court message. « Le candidat peut se contenter de 5-6 lignes dans le corps du message du mail où il explique pourquoi il postule chez nous et quels types de poste l’intéressent, précise Sandrine Beaudelin, de Vivéo. Evidemment une lettre de motivation est toujours un plus. »Elena Lebrun de Matis est encore moins sourcilleuse sur la question. « Les lettres de motivation étant la plupart du temps standard, nous ne nous y attachons que dans la mesure où le CV nous intéresse. Bien sûr, je n’apprécie pas non plus que l’on me fasse parvenir un CV sans un mot d’accompagnement, ne serait-ce que quelques phrases simples pour dire « bonjour, voici mon CV ». Un service minimum apprécié à l’unanimité.

La rédaction