La première étude sur le salaire des dealers

La première « estimation des gains des dealers » vient d’être réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Cette étude apporte un éclairage inédit sur les revenus engendrés par le trafic de cannabis en France. Principal enseignement : si les gros trafiquants peuvent gagner jusqu’à un demi million d’euros par an, les revendeurs de rue n’atteignent souvent pas le Smic.
Selon ce document, on dénombre entre 700 et 1 500 semi-grossistes en France métropolitaine. Des gros revendeurs qui écoulent entre 140 et 300 kg de cannabis par an. Chiffre d’affaires estimé : de 253 000 à 552 000 euros annuels, soit le salaire moyen du PDG d’une entreprise de 2 000 salariés !
De ces gains, il faut toutefois déduire certaines charges, comme le coût de transport ou de stockage de la drogue. À l’échelon du dessous, entre 6 000 et 13 000 « premiers intermédiaires » diffusent de 16 à 35 kg de résine de cannabis par an, pour un gain évalué entre 35 000 et 76 000 euros.
L’activité s’avère bien moins profitable pour les deux derniers niveaux d’intermédiaires. Au plus bas de l’échelle de distribution, les petits dealers de rue sont de loin les plus nombreux : entre 58 000 et 127 000, chacun écoulant entre 1 et 3,6 kg par an. Avec 4 500 à 10 000 euros par an, ces acteurs de quartier touchent un revenu inférieur au salaire minimum…
D’après Christian Ben Lakhdar, chercheur à l’OFDT et auteur de l’étude, le trafic de cannabis « ne commence à être lucratif qu’à partir du deuxième intermédiaire, quand les volumes échangés sont supérieurs à la dizaine de kilos ». Dans le trafic de drogue comme dans n’importe quel business, le seuil de rentabilité est une notion très concrète !

La première « estimation des gains des dealers » vient d’être réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Cette étude apporte un éclairage inédit sur les revenus engendrés par le trafic de cannabis en France. Principal enseignement : si les gros trafiquants peuvent gagner jusqu’à un demi million d’euros par an, les revendeurs de rue n’atteignent souvent pas le Smic.
Selon ce document, on dénombre entre 700 et 1 500 semi-grossistes en France métropolitaine. Des gros revendeurs qui écoulent entre 140 et 300 kg de cannabis par an. Chiffre d’affaires estimé : de 253 000 à 552 000 euros annuels, soit le salaire moyen du PDG d’une entreprise de 2 000 salariés !
De ces gains, il faut toutefois déduire certaines charges, comme le coût de transport ou de stockage de la drogue. À l’échelon du dessous, entre 6 000 et 13 000 « premiers intermédiaires » diffusent de 16 à 35 kg de résine de cannabis par an, pour un gain évalué entre 35 000 et 76 000 euros.
L’activité s’avère bien moins profitable pour les deux derniers niveaux d’intermédiaires. Au plus bas de l’échelle de distribution, les petits dealers de rue sont de loin les plus nombreux : entre 58 000 et 127 000, chacun écoulant entre 1 et 3,6 kg par an. Avec 4 500 à 10 000 euros par an, ces acteurs de quartier touchent un revenu inférieur au salaire minimum…
D’après Christian Ben Lakhdar, chercheur à l’OFDT et auteur de l’étude, le trafic de cannabis « ne commence à être lucratif qu’à partir du deuxième intermédiaire, quand les volumes échangés sont supérieurs à la dizaine de kilos ». Dans le trafic de drogue comme dans n’importe quel business, le seuil de rentabilité est une notion très concrète !

La rédaction