Les 5 attitudes pour convaincre un recruteur

Quel est le point commun entre un illusionniste et un auteur de cahier d’exercices ? Tous deux sont des experts de la persuasion et peuvent vous aider à réussir votre entretien d’embauche. Comme par magie et grâce à quelques entraînements…
1Une préparation écrite pour être naturel à l’oral
Ne comptez pas (trop) sur votre spontanéité pour séduire un recruteur. Car pour mieux le convaincre il faut savoir où l’on veut en venir. « Optimisez votre préparation, insiste Marie-Josée Couchaere, co-auteure d’un cahier d’exercices intitulé Sept minutes pour convaincre. Plus une intervention orale est brève, plus elle exige une préparation soignée. »
Autrement dit, il ne suffit pas de penser à ce que l’on veut dire: il faut aussi l’écrire. Cette consultante conseille de coucher ses idées sur papier en distinguant sa pensée « foisonnante » (ce que l’on a l’intention de dire spontanément), sa pensée « raisonnée » (les éléments que l’on garde) et sa pensée « structurée », c’est-à-dire ces mêmes éléments classés selon une trame pertinente.
2 Garder son calme
Une préparation et le tour est joué. Enfin presque. Selon Jacques Paget, l’essentiel est de garder son calme. « Pendant un entretien, comme pendant un tour de magie, il faut éviter de procéder de façon nerveuse et précipitée car cette attitude éveille justement les soupçons de votre interlocuteur », explique cet illusionniste reconverti comme coach en entreprise.
Le stress, selon cet expert, est le pire ennemi de quiconque veut convaincre. « Car si vous avez le moindre doute sur vous-même, l’autre en aura aussi. » La priorité du candidat sera donc de dominer son trac.
3 Retenir l’attention de son auditoire
Vous êtes donc préparé et serein, votre mission sera maintenant de capter l’attention du recruteur. « Pour créer les conditions d’une attention soutenue, votre intonation va faire la différence, poursuit la consultante. Pour insister, parlez plus fort, détachez les syllabes. Pour nuancer, baissez de la voix. Pour faire passer la fermeté, descendez votre voix dans les graves. » Maîtrisez le rythme de votre phrase.
« Surveillez particulièrement la lenteur de vos gestes et le débit de votre voix, ajoute Jacques Paget. Plus ils seront lents, plus votre argumentation sera convaincante. » Autre atout : utiliser les pauses et les silences. « Contrairement à une idée généralement admise, le pouvoir n’appartient pas à celui qui prend la parole, mais à celui qui parvient le plus longtemps possible à se taire. Il ne faut pas hésiter à ne pas répondre trop vite à une question même si on connaît la réponse. »
Trop souvent, les candidats ont peur des silences et le meublent avec des banalités. Or, le mot « bien », suivi d’une pause fait aussi son effet. Cette interjection laisse à penser que les choses ont été réfléchies dans un sens positif et que cette réflexion a conduit à la construction d’une vraie argumentation.
4 Garder la tête haute
Mais si près du but, il serait dommage d’oublier que le corps parle aussi. « Certains refrains gestuels sonnent faux ou altèrent le message, commente Marie-Josée Couchaere. En général, ce sont des marques de protection, de défense, de repli ou d’agressivité. »
« Quand on doute de soi, on a tendance à incliner sa tête sur le côté, confirme Jacques Paget. Or ce mouvement, même infime, sera inconsciemment perçu par le recruteur comme le signe que l’on craint d’être pris en défaut. » Même s’il est difficile – et pas souhaitable - de se contrôler, le candidat peut penser à garder la tête bien droite, pour ne pas alerter son interlocuteur. Si un sentiment d’assurance se dégage de vous, il ne ressentira pas le besoin de vous questionner davantage.
5 S’intéresser - aussi - au recruteur
Enfin, tentez de vous oublier un peu. Pourquoi dérouler sounn CV que le recruteur connaît déjà ? « Un entretien de recrutement, ce n’est pas qu’un examen de passage mais un échange, ajoute Jacques Paget. Le recruteur a retenu votre CV et connaît votre parcours. En fin d’entretien, au contraire, c’est le moment de s’intéresser à lui. »
Ce consultant, spécialisé dans la « psychologie de persuasion », suggère même une question originale, rarement posée. « Demandez-lui ce qui lui a plu dans votre CV et pourquoi il a retenu votre candidature. Cela peut paraître prétentieux, mais c’est une façon intéressante de le sonder sur ses attentes et de le valoriser en parlant de votre parcours. »

Quel est le point commun entre un illusionniste et un auteur de cahier d’exercices ? Tous deux sont des experts de la persuasion et peuvent vous aider à réussir votre entretien d’embauche. Comme par magie et grâce à quelques entraînements…

1Une préparation écrite pour être naturel à l’oral


Ne comptez pas (trop) sur votre spontanéité pour séduire un recruteur. Car pour mieux le convaincre il faut savoir où l’on veut en venir. « Optimisez votre préparation, insiste Marie-Josée Couchaere, co-auteure d’un cahier d’exercices intitulé Sept minutes pour convaincre. Plus une intervention orale est brève, plus elle exige une préparation soignée. »
Autrement dit, il ne suffit pas de penser à ce que l’on veut dire: il faut aussi l’écrire. Cette consultante conseille de coucher ses idées sur papier en distinguant sa pensée « foisonnante » (ce que l’on a l’intention de dire spontanément), sa pensée « raisonnée » (les éléments que l’on garde) et sa pensée « structurée », c’est-à-dire ces mêmes éléments classés selon une trame pertinente.

2 Garder son calme


Une préparation et le tour est joué. Enfin presque. Selon Jacques Paget, l’essentiel est de garder son calme. « Pendant un entretien, comme pendant un tour de magie, il faut éviter de procéder de façon nerveuse et précipitée car cette attitude éveille justement les soupçons de votre interlocuteur », explique cet illusionniste reconverti comme coach en entreprise.
Le stress, selon cet expert, est le pire ennemi de quiconque veut convaincre. « Car si vous avez le moindre doute sur vous-même, l’autre en aura aussi. » La priorité du candidat sera donc de dominer son trac.

3 Retenir l’attention de son auditoire


Vous êtes donc préparé et serein, votre mission sera maintenant de capter l’attention du recruteur. « Pour créer les conditions d’une attention soutenue, votre intonation va faire la différence, poursuit la consultante. Pour insister, parlez plus fort, détachez les syllabes. Pour nuancer, baissez de la voix. Pour faire passer la fermeté, descendez votre voix dans les graves. » Maîtrisez le rythme de votre phrase.
« Surveillez particulièrement la lenteur de vos gestes et le débit de votre voix, ajoute Jacques Paget. Plus ils seront lents, plus votre argumentation sera convaincante. » Autre atout : utiliser les pauses et les silences. « Contrairement à une idée généralement admise, le pouvoir n’appartient pas à celui qui prend la parole, mais à celui qui parvient le plus longtemps possible à se taire. Il ne faut pas hésiter à ne pas répondre trop vite à une question même si on connaît la réponse. »
Trop souvent, les candidats ont peur des silences et le meublent avec des banalités. Or, le mot « bien », suivi d’une pause fait aussi son effet. Cette interjection laisse à penser que les choses ont été réfléchies dans un sens positif et que cette réflexion a conduit à la construction d’une vraie argumentation.

4 Garder la tête haute


Mais si près du but, il serait dommage d’oublier que le corps parle aussi. « Certains refrains gestuels sonnent faux ou altèrent le message, commente Marie-Josée Couchaere. En général, ce sont des marques de protection, de défense, de repli ou d’agressivité. »
« Quand on doute de soi, on a tendance à incliner sa tête sur le côté, confirme Jacques Paget. Or ce mouvement, même infime, sera inconsciemment perçu par le recruteur comme le signe que l’on craint d’être pris en défaut. » Même s’il est difficile – et pas souhaitable - de se contrôler, le candidat peut penser à garder la tête bien droite, pour ne pas alerter son interlocuteur. Si un sentiment d’assurance se dégage de vous, il ne ressentira pas le besoin de vous questionner davantage.

5 S’intéresser - aussi - au recruteur


Enfin, tentez de vous oublier un peu. Pourquoi dérouler sounn CV que le recruteur connaît déjà ? « Un entretien de recrutement, ce n’est pas qu’un examen de passage mais un échange, ajoute Jacques Paget. Le recruteur a retenu votre CV et connaît votre parcours. En fin d’entretien, au contraire, c’est le moment de s’intéresser à lui. »
Ce consultant, spécialisé dans la « psychologie de persuasion », suggère même une question originale, rarement posée. « Demandez-lui ce qui lui a plu dans votre CV et pourquoi il a retenu votre candidature. Cela peut paraître prétentieux, mais c’est une façon intéressante de le sonder sur ses attentes et de le valoriser en parlant de votre parcours. »

La rédaction