Les 5 erreurs les plus courantes sur un CV communication

Les pros de la com’ profitent souvent de leur CV pour démontrer leur créativité. Mais attention aux dérapages incontrôlés. Des recruteurs spécialisés détaillent les erreurs les plus courantes des curriculum vitae dans le secteur de la communication.

1 Trop d’originalité tue l’originalité


Si les métiers de la communication nécessitent de démontrer son potentiel créatif dès la candidature, il convient de ne pas trop en faire non plus. Sandrine Dorsimont, du cabinet de recrutement spécialisé ACL Partners, l’assure : « Un CV saturé d’images, de couleurs et d’effets graphiques a plus de chances de passer à la trappe que de retenir l’attention. » La raison est simple : « Beaucoup de cabinets font appel à des logiciels de traitement calibrés pour une forme classique de CV. Mieux vaut donc privilégier la sobriété. » Une recommandation partagée par Julien Delair, consultant senior marketing et communication chez Hays : « Les candidats doivent se mettre à la place du recruteur, qui n’a pas forcément le temps ni le logiciel pour lire un CV trop original. »
"Privilégier la forme et pas le contenu est le péché de nombreux candidats en communication."

2 Une créativité pas adaptée au destinataire


« Attention à bien savoir à qui l’on s’adresse, conseille Julien Delair. Si le CV est envoyé au service RH d’une entreprise, il vaut mieux privilégier la forme traditionnelle. En revanche, s’il s’agit de postuler à un poste créatif et que la candidature est envoyée directement au service concerné, il peut s’avérer pertinent de faire preuve d’un minimum d’originalité. » Autrement dit, les postulant doivent cerner la personne qui aura à traiter leur CV. « Il faut aussi bien prendre en considération le caractère de la société pour laquelle on postule », complète Julien Delair. Par exemple, postuler à un poste en communication d’un service administratif ne nécessite pas forcément de miser sur la créativité…
 

3 La forme bétonnée… le fond oublié


« Privilégier la forme et pas le contenu » est pour Claire Romanet, fondatrice du cabinet Elaee, le péché de nombreux candidats en communication. « Ils ont tellement tendance à vouloir se démarquer qu’ils misent tout sur l’esthétique du document, poursuit-elle. Or, le CV est d’abord et avant tout un outil permettant au recruteur de savoir à qui il a affaire. » Compétences, expériences professionnelles, formation : un triptyque qui doit systématiquement figurer dans le CV, peu importe le poste à pourvoir.
 

4 Un CV sans chiffres


« Quantifier son travail est moins évident pour un communicant que pour un commercial par exemple, mais il faut quand même donner un maximum d’indicateurs de performance », suggère Julien Delair. « Il faut être le plus précis possible, complète Sandrine Dorsimont. Dire qu’on a été directeur de communication, ça n’est pas assez parlant. Dans quel domaine ? Quel type de communication ? Avec combien de personnes sous sa responsabilité ? » Idem pour d’autres métiers de la communication. Un graphiste peut indiquer les budgets des campagnes promotionnelles pour lesquelles il a travaillé, à condition que l’information ne soit pas confidentielle. Dans le cas d’un attaché de presse, les références des médias avec qui il a collaboré peuvent aussi donner des clés au recruteur…
 

5 Une approche pas assez sérieuse


Dernière recommandation : bien garder en tête que postuler nécessite de garder une attitude professionnelle. « Les communicants peuvent avoir tendance à vouloir trop en faire dans le côté cool et tendance », constate Claire Romanet. Exemple : indiquer sur le CV tous ses comptes réseaux sociaux, y compris le compte Twitter personnel ou la page Instagram avec ses photos de vacances… « Il faut toujours s’en tenir à du contenu pertinent professionnellement », prévient Julien Delair, qui conseille aussi de bien soigner sa photo de CV, toujours pour permettre d’être bien pris au sérieux. « J’ai parfois eu affaire à des candidats se mettant en scène façon selfie ou le poing en avant pour signifier leur détermination. Franchement, c’est inadapté. »
 

La rédaction