Les secrets des entreprises où il fait bon travailler

Pour attirer les meilleurs profils mais aussi pour améliorer la productivité des salariés, de plus en plus d’employeurs innovent pour le bien-être au travail. Quelles sont ces initiatives qui font de certaines sociétés, des entreprises où il fait bon travailler ?

Rien de tel qu’une conversation avec Patrick Dumoulin pour retrouver l’envie d’aller travailler ! « Même si tout n’est pas parfait partout, il y a beaucoup plus d’entreprises en France où il fait bon travailler qu’on ne le pense », assure le directeur général de Great Place to Work France.
Il sait de quoi il parle : chaque année, depuis 2002, cet organisme classe les entreprises « où il fait bon travailler » dans l’hexagone. Pour son palmarès 2012, l’institut a même enregistré un nombre record de participants - 146 au total, contre 127 l’année précédente – pour, au final, n’en retenir que 46. Ne reçoit pas le label qui veut… Le palmarès est établi à partir de deux enquêtes menées au sein de chaque entreprise, à la fois auprès des salariés et de la direction des ressources humaines.

Des actions pour la reconnaissance et l’équilibre des salariés


Mais quels sont donc ”les trucs en plus“ de ces entreprises ? Pour la troisième année consécutive, PepsiCo caracole en tête de classement des entreprises de plus de 500 salariés, suivie par Microsoft et Mars Petcare and Food. « PepsiCo est plébiscité par ses salariés pour son management, analyse Patrick Dumoulin. Des idées comme les cours de gym sur place et la journée sans e-mail créent du lien entre les salariés. Pour combattre le stress, l’entreprise a aussi lancé l’initiative One simple thing : il s’agit d'une entrevue avec le manager pour aider le salarié à mieux harmoniser vie professionnelle et vie privée. »
De son côté, Microsoft a lancé une Semaine de la Santé pour que les salariés rencontrent des spécialistes de leur choix. Chez Mars Petcare and Food chacun peut organiser son temps de travail grâce à un système d’horaires variables. Au sein du cabinet de conseil Octo Technology, premier au palmarès des moins de 500 salariés, 25 % du temps est consacré à se former, c’est-à-dire approfondir ses connaissances en informatique ou assister à des conférences. Et une fois par an, des volontaires se retrouvent pour une journée consacrée à l’amélioration du cadre de travail. « Nous croyons qu’il y a un lien entre le bien-être des collaborateurs, leur motivation et les performances de PepsiCo », observe Armando Amselem, directeur général de PepsiCo.

Une démarche pour recruter les meilleurs


« Les jeunes diplômés se renseignent facilement sur la réalité de l'entreprise, grâce notamment à internet, expliquait récemment Monique Kwiatowski, directrice adjointe RH et Formation chez KPMG, lors du colloque Manager autrement organisé par le cabinet EthiKonsulting. S’ils ont le sentiment que la société ne répond pas à leurs valeurs, ou que les conditions de travail ne sont pas conformes à la façon dont ils veulent vivre, ils ne rejoignent pas l’entreprise. » Le bien-être au travail devient alors un argument pour recruter les meilleurs profils mais aussi augmenter la productivité de ses employés.
« De plus en plus d’entreprises commencent à comprendre qu’en facilitant leur rôle de parent, on obtient de meilleures performances de ses salariés », observe Marie-Laure des Brosses, présidente du Mouvement mondial de mères (MMM France). D’ailleurs, on compté déjà 359 entreprises signataires de la charte de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. Et là non plus, les initiatives ne manquent pas. L’Oréal a signé dès 2008 un accord sur le télétravail permettant à certains de ses 12 000 salariés de travailler depuis leur domicile un ou deux jours par semaine et chez Deloitte, grâce à un système de “parcours choisi”, les parents divorcés peuvent travailler plus une semaine et moins la semaine où ils ont la garde de leur enfant.
Toujours pour soulager les parents, depuis 2011, IBM France a ainsi réservé des places pour ses salariés dans des réseaux de crèche. « Plutôt que de construire, on réserve des places dans des structures existantes entre le domicile et le travail, poursuit Marie-Laure des Brosses. Au passage, cela épargne des trajets souvent longs aux enfants. »
Mais beaucoup de mesures intéresseront tous le monde, parent ou pas. Parce qu’on n’est pas efficace en s’éternisant au bureau, General Electric a décidé d’interdire les réunions après 18h30. Plus original encore, Ferrero propose ainsi une conciergerie très complète avec pressing, cordonnerie, services automobiles, services postaux et autres courses alimentaires...
 
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La rédaction