Les sirènes de l’étranger

Une proportion non négligeable d’ingénieurs partent offrir leurs talents à l’étranger. Souhaitable ? Inéluctable ?

La mobilité du profil est assurée, essentiellement vers l’étranger (des données sur la satisfaction à l’étranger). Evolution offshore vers l’Inde, phénomène d’export, est-ce une solution ?13,2 % des ingénieurs travaillaient hors de France au 31 décembre 2006, soit 77800 personnes.Quatre pays : les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Grande-Bretagne regroupent 48% de ces emplois.

Parmi les ingénieurs qui travaillent à l’étranger :


> 32 % sont partis à la demande de leur employeur;> 25 % ont quitté leur emploi pour aller travailler à l’étranger;> 23 % occupent leur premier emploi;> 10 % étaient sans emploi quand ils sont partis.

Parmi les ingénieurs en poste à l’étranger :


> un sur trois marque, comme l’an dernier, une ferme intention de ne pas revenir en France> 29 % pensent revenir dans l’année ou à moyen terme> 19 % ne savent pas.

Près de six ingénieurs en poste à l’étranger sur dix ont émis le souhait de revenir en France


78 % de ceux qui pensent revenir ont évoqué des raisons personnelles à ce choix et 22 % des raisons professionnelles. Ces ingénieurs témoignent d’un haut niveau de satisfaction, en particulier pour leur rémunération que 85 % jugent meilleure ou équivalente à celle qu’ils auraient en France. La qualité de la vie et les opportunités professionnelles leur apparaissent aussi meilleures.

Le fait d’avoir travaillé à l’étranger est massivement perçu comme bénéfique pour la carrière


Si l’on ajoute aux 69 % de réponses positives les 24 % de réponses « Cela dépend surtout de la spécialité », c’est une quasi-unanimité qui se dégage.
Quelle que soit leur activité dominante, 90 % des ingénieurs au moins ont choisi la réponse « oui » ou « Cela dépend surtout de la spécialité ». La perception de l’impact d’un passage par l’étranger sur la carrière varie surtout au niveau de la répartition entre ces deux réponses. À une extrémité, les directeurs généraux sont les plus nettement convaincus de l’intérêt d’un passage à l’étranger (81 % de « oui »). À l’inverse, les chercheurs mentionnent plus souvent (une fois sur quatre) l’importance de la spécialité.

La rédaction