Métiers de l’hôtellerie-restauration : des évolutions méconnues

Ce n’est pas un secret : les métiers de l’hôtellerie et de la restauration sont souvent en tension. Mais la variété des besoins permet aussi des carrières très variées et parfois méconnues…

Il y a des noms - et des emplois - qui font rêver. Pour sa réouverture, en 2017, l’Hôtel de Crillon a recruté 200 nouveaux talents dont une quinzaine d’alternants. Les places sont chères mais elles existent. « La réputation de l’hôtel a généré beaucoup de candidatures spontanées et nous en avons aussi rencontré beaucoup grâce à notre réseau, dans des forums d'étudiants et via des partenariats avec des écoles comme Ferrandi, témoigne Laurène Guisolphe, responsable gestion de carrières pour le palace. Nous recherchons avant tout des profils de passionnés qui incarnent les valeurs du groupe Rosewood comme l’intuition, l'engagement et le raffinement. » Parmi les alternants, certains auront la chance de mener carrière dans le groupe. « Certains étudiants sont en CAP et nous quitteront pour reprendre en BTS et en Master. Pour d’autres, en fin de formation, se posera la question de continuer avec nous ou pas. Quoi qu’il arrive, notre objectif et de les former à notre niveau d’exigence et de garder le contact. » Car quoi qu’il arrive, il y a régulièrement des postes à pourvoir.

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Des jobs à tous les niveaux


Quel diplôme faut-il avoir pour commencer ? « Parfois aucun », sourit Florent Malbranche. Cofondateur de la société Brigad. Il met en relation recruteurs et candidats pour des missions de renfort : « nos missions durent en moyenne 7 heures. Pour certains, c’est l’occasion de découvrir un nouveau secteur, voire d’y revenir plus longtemps. »

Preuve que les besoins sont nombreux et variés, le salon LHR Emploi dédié aux professionnels de l'hôtellerie et de la restauration se réunit plusieurs fois par an et affiche à chaque fois plus de 3 000 postes à pourvoir. Et les besoins sont tels que certains groupes, comme Club Med, sont même prêts à former les candidats les plus motivés. « Nous recrutons tous types de profils, expérimentés ou pas, confirme Magali Aimé, directrice du recrutement villages Europe-Afrique. Dans nos métiers, nous privilégions l’esprit du candidat, sa capacité à créer du lien avec la clientèle et, pour certains postes, la pratique de l’anglais. » Avis aux intéressés : l’enseigne a notamment noué un partenariat avec Pôle emploi région Rhône-Alpes pour accompagner certains candidats.

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Des évolutions de carrières verticales et horizontales


Sans compter que, ensuite, les perspectives d’évolution sont souvent méconnues. « Quel que soit leur niveau, j’encourage tout candidat avec une passion pour ces métiers à se lancer », insiste Christine Davesne. Responsable solutions emploi chez Adecco, elle décrit un secteur très ouvert dès lors que l’on a l’envie et la rigueur nécessaires. « En cuisine, il faut au minimum un CAP, mais très vite, pour évoluer, l’expérience devient presque plus importante que le diplôme. Nous proposons souvent à des employés en restauration de se former à l'hôtellerie pour enrichir leur expérience. Ils peuvent aussi évoluer vers du management. C’est un secteur où l’ascenseur social fonctionne encore bien. » « Chez nous, tout est possible, abonde Isabelle Couture chez Sodexo. Outre la mobilité géographique, il y a des passerelles entre les différents segments de clientèle. » Spécialisé dans la restauration collective, le groupe affiche entre entre 1 000 et 3 000 recrutements par an et des besoins souvent méconnus. « Nous recrutons des profils de niveau CAP ou BEP en cuisine et pâtisserie jusqu'à du bac +5 avec un Master ou des diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieur pour des postes en direction de sites ou de commerciaux. » 

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Sécurité et stabilité


Au final, tous les emplois dans le secteur ne sont pas forcément saisonniers ni précaires. « La restauration collective intéresse aussi beaucoup de candidats car, à l'inverse d'autres employeurs, elle alimente beaucoup les écoles et les entreprises et affiche une saisonnalité particulière », précise Christine Davesne. Autrement dit, on y travaille moins le soir et les week-end, plutôt en dehors des vacances scolaires, ce qui intéresse beaucoup de profils qui ont une famille. L’argument du CDI et de la stabilité proposée est porteur. « Nous recrutons pour nos clients en direct, et bien sûr en intérim pour des missions ponctuelles », poursuit-elle. Les chefs de cuisine et les commis, chefs de rang et serveurs en salle sont traditionnellement parmi les profils les plus demandés, ainsi que les postes d'encadrement et de gérants de restaurant. « Les besoins sont tels que nous recrutons nous-mêmes des profils en CDI intérimaire », confie Christine Davesne.  Même en changeant d’employeur, ces candidats signent un contrat à durée indéterminée avec Adecco.

La rédaction