Ne quittez jamais un entretien d'embauche sans avoir demandé...

Il y a tellement de choses à dire en entretien, parfois peu de temps et le stress ne joue pas en faveur des candidats. Si bien qu’il peut arriver que quelques morceaux de discours passent à la trappe. Mais il y a des questions à ne jamais oublier. Voici le récap.

1 À quelle question n’ai-je pas répondu ?


Cette question, parmi les dernières à poser, va dans les deux sens selon Caroline Cailteux. « Il est important de ne pas terminer un entretien sans solliciter une forme d’avis de l’autre partie », observe l’auteure de guide Le recrutement, comment ça marche ? 5 étapes-clés pour sélectionner le bon candidat. Pour cette consultante en outplacement, un minimum de débriefing s’impose en fin d’entretien pour être certain d’avoir fait passer toutes les informations nécessaires à son objectif. « C'est l'occasion de solliciter une impression du recruteur et de pouvoir apporter les précisions indispensables ou clarifier certains points. Et s’il prend un air un peu gêné, c’est le moment de creuser pour dissiper un éventuel malentendu ou tenter de faire meilleure impression sur un point. »

 

2 Qui serait mon éventuel n+1 ?


 « Il ne faut pas quitter un entretien en ayant négligé les priorités du recruteur, insiste Stéphane Cloteaux, directeur du cabinet Strattitude RH. En général, dans la vie de l’entreprise, les salariés se font moins licencier pour incompétence que pour des problèmes relationnels. Dans 80 % des cas, il s’agit d’incompatibilités d’humeur. » C’est pourquoi ce recruteur invite les candidats à penser tout de suite au coup d’après. « Les candidats se projettent rarement dans le futur poste alors que c’est rassurant pour un recruteur. Un candidat qui demande avec qui il pourrait être amené à travailler ou qu’on lui décrive son éventuel prochain n+1 va marquer des points. C’est important de s’intéresser au type de management auquel on s’expose pour ainsi valider en quelque sorte, avec l’employeur, la relation à venir… »

 

3 Voulez-vous les coordonnées de mon ancien employeur ? 


Mais on peut aussi rassurer un recruteur sur le pas de la porte avec une ultime requête pas si courante. « Tout dépend évidemment des circonstances dans lesquelles on a quitté l’entreprise précédente, sourit Stéphane Thibault, président du réseau Votre-drh.com. Si les relations sont cordiales, on peut en effet proposer une recommandation de son dernier employeur à un futur recruteur. » Dans les faits, pas forcément besoin de lui faire écrire une lettre. « À condition que l’intéressé soit prévenu d’un éventuel appel, on peut juste proposer ses coordonnées. Un futur recruteur pourra y voir un complément intéressant et plus humain qu’un simple certificat de travail. » Demandez-lui : « Voulez-vous les coordonnées de mon ancien employeur ? » ou « Souhaiteriez-vous quelques références supplémentaires ? ». Souvent, même, il ne l’appellera pas. Mais il verra dans la proposition du candidat, s’il l’apprécie par ailleurs, un autre gage de sérieux.

 

4 Puis-je vous raconter une anecdote ?


Comme le reste, les dernières questions doivent être préparées. Yves Gautier recommande de s’interroger, en amont, sur l’image que l’on entend laisser avec une anecdote. « Savez-vous quel est le problème numéro un des candidats en entretien d'embauche ?, interroge ce coach spécialisé en recherche d’emploi, animateur du site Entretienembauche.tv. C’est le manque d'impact. » Selon ce spécialiste, beaucoup de recruteurs ne gardent souvent qu'un souvenir très flou de leurs échanges avec les candidats. « L'idée, c'est de partir de l'image que vous voulez laisser, explique-t-il. Et, pour que cette image marque le recruteur, vous allez raconter des anecdotes, pour aider le recruteur à vous voir dans le film. C'est le grand secret de la communication : les mots ne sont qu'un support, on communique surtout avec des images. »

 

5 Et quelle est la prochaine étape ?


Mais toutes ces questions pertinentes perdront de leur impact si le candidat perd la main sur le processus de recrutement. « Vous ne devez pas quitter votre interlocuteur sans une échéance, insiste Yves Maire du Poset, directeur du cabinet Piloter ma carrière. C’est pourquoi de candidat doit garder le contrôle de l’entretien jusqu’à la fin. » Le candidat peut ainsi se projeter vers l’étape suivante avec une question du genre : « Quelle est la prochaine étape ? », « Quand me rappellerez-vous ? » ou « Quand puis-je vous rappeler la semaine prochaine ? »

La rédaction