Réussir sa reconversion à un poste de commercial

Les entreprises, notamment les PME, sont de moins en moins frileuses à l’idée d’embaucher, à des postes de commerciaux, des professionnels qui ont eu une autre carrière auparavant. Keljob fait le point sur les profils les plus prisés par les recruteurs et les qualités clés pour une reconversion réussie dans les fonctions commerciales.

Les entreprises obligées de s’ouvrir à d’autres profils


« La pénurie des commerciaux sur le marché de l’emploi est telle que les recruteurs n’hésitent plus à élargir leurs critères de sélection », annonce d’emblée Sacha Kalusevic, directeur chez Page Personnel. De fait les fonctions commerciales se prêtent de mieux en mieux aux envies de changement de carrière.
Pour autant, tous les profils ne sont pas logés à même enseigne. « Certains sont en effet plus susceptibles de se reconvertir dans la force de vente que d’autres », confirme Sébastien Canard, co-fondateur du cabinet OpenSourcing.

Le top des profils les plus appréciés pour une reconversion en tant que commercial


Les experts techniques sont de plus en plus nombreux à briguer des postes dans la prospection commerciale. « Un ingénieur ayant une forte appétence pour la vente et un bon relationnel a des chances de convaincre un recruteur dans la mesure où il dispose d’une double casquette, à la fois technique et commerciale », assure Sébastien Canard. Une particularité qui le rendra d’autant plus crédible face aux clients de son entreprise.
Les salariés du secteur industriel tels que les techniciens spécialisés et les chefs d’atelier ont, eux aussi, leur carte à jouer. Les profils de consultants dans les secteurs de l’informatique et de la banque sont également bien armés pour occuper des postes de commerciaux. « Les professionnels issus de l’hôtellerie, de la restauration et de la grande distribution sont également à considérer dans la mesure où ils ont le sens du service client et sont habitués aux volumes horaires importants », ajoute Sacha Kalusevic.
Contrairement aux idées reçues, envisager une reconversion vers une fonction commerciale ne nécessite pas toujours de passer par la case formation. « C’est un métier qui nécessite beaucoup d’investissement personnel et au cours duquel il faut faire preuve d’une grande force mentale et d’une bonne résistante au stress dans la mesure où l’on est jugé sur ses résultats », explique Sébastien Canard. Faire preuve d’empathie, savoir écouter et être force de persuasion sont des qualités primordiales qui peuvent compenser un éventuel manque d’expérience dans la vente.

Les PME plus ouvertes


Accueillir, dans ses rangs, un ancien maître d’hôtel fraîchement reconverti en commercial n’est toutefois pas sans risque. Cette embauche ne garantit pas immédiatement un retour sur investissement. Un défi que les PME sont généralement prêtes à relever. « C’est clairement leur terrain de prédilection, constate Sébastien Canard. Elles peuvent se le permettre car elles proposent des parcours moins standardisés que ceux des grands groupes. »
Les PME ne sont pas déraisonnables pour autant. « Elles compensent cette prise de risque en proposant à leurs commerciaux novices une rémunération fixe plutôt basse et une part variable haute », conclut Sébastien Canard.

La rédaction