Tourisme : 5 métiers qui ont la cote

Envie de travailler dans le secteur du tourisme et des loisirs ? Si la filière n’est pas des plus dynamiques en matière d’emploi, il y a toutefois des profils qui sortent leur épingle du jeu. Zoom sur ces métiers qui ont la cote auprès des recruteurs.

1 Doper sa visibilité grâce au community manager


En France, plus de 50 % des achats de voyages transitent aujourd'hui par des sites e-commerce. L'un des objectifs majeurs des acteurs du tourisme consiste à optimiser leur visibilité sur le net, renforcer leur image de marque et développer leurs communautés. « C'est le rôle du community manager, c'est pourquoi chaque groupe ou entreprise essaie de se doter de ces compétences-là », assure Sylvain Massebeuf, directeur senior chez Page Personnel.
Une tendance que l’on observe parmi les plus grandes enseignes du secteur, à l'instar du Club Med comme en témoigne Magali Aimé, directrice du recrutement villages pour la zone Europe-Afrique : « pour la saison 2014-2015 dans nos villages en montagne, nous mettons en place des e-G.O. Ils s'occuperont notamment d'animer les réseaux sociaux en lien avec le siège pour prolonger l'expérience produit de nos clients, quand ils sont au village et par la suite. » La rémunération d'un community manager varie de 25 à 36 K€ brut/an pour un profil ayant jusqu'à 2-3 ans d'expérience.
"Commercialisation de produits, mangement du personnel et gestion générale d'un établissement, la polyvalence des managers de centre de profit est plus que jamais recherchée."

2 Le yield manager pour maximiser la distribution de produits


Face à une concurrence toujours plus exacerbée, hôtels, salles de conférences ou agences de voyages s'efforcent de rentabiliser leur prestation en jouant sur les prix des réservations en fonction du nombre de places disponibles. Cette mission de stratégie tarifaire et de vente est celle du yield manager. « En plus de garder un œil permanent sur la concurrence, il assure le positionnement des produits sur des sites de revente comme Booking, Opodo ou Voyage Privé en fonction du volume de réservation. Il doit également être en mesure d'anticiper avec les prestataires si demain un pays connaît un problème de sécurité ou sanitaire », souligne Alain Jacob, fondateur du cabinet AJ Conseil. Après avoir obtenu un master avec une spécialité en gestion hôtelière ou tout droit sorti d'une école de commerce, un débutant touchera entre 32 et 40 K€/an, un profil confirmé jusqu'à 80 K€/an.
 

3 Des concepteurs de voyages spécialisés pour personnaliser l'offre


Imaginer un circuit en Thaïlande, un trek dans l'Atlas marocain... « De plus en plus de clients veulent effectuer leur voyage comme ils l'entendent, explique Sylvain Massebeuf. Ils ne veulent pas avoir l'impression de faire comme tout le monde. » Résultats : les opérateurs qui proposent des produits milieu de gamme ont du mal à trouver leur public cible et repensent leurs produits grâce aux concepteurs de voyages spécialisés. « Leurs connaissances pointues d'une thématique donnée comme le tourisme vert, l'œnologie ou la spécialisation autour d'une région sont recherchées pour offrir le meilleur choix d'hébergement, de transports ou encore, mettre à disposition des réceptifs sur place pour rendre unique la visite d'un musée, par exemple», commente Alain Jacob. Un concepteur de voyages gagnera entre 22 et 45 K€/an selon son expérience et son expertise.
 

4 Un profil couteau suisse : le responsable de centre de profit


Commercialisation de produits, mangement du personnel et plus largement gestion générale d'un établissement, la polyvalence des managers de centre de profit est plus que jamais recherchée. Ainsi au Club Med, « dans les villages, l'acte de vente est présent aussi bien au bar et à la réception que pour nos produits et services premium, note Magali Aimé. Notre réflexion s'est donc portée sur le recrutement de profils capables de gérer et proposer l'ensemble de ces prestations. » Hôtellerie, parc de loisirs, tourisme d'affaires, ce professionnel couteau suisse débutera sa carrière avec un salaire minimum compris entre 29 et 36 K€ selon le secteur d'activité.
 

5 Des chargés d'affaires polyvalents


« En 2014, le tourisme d'affaires est certainement le secteur qui se porte le mieux. Les entreprises repartent à la conquête de certains marchés. Elles organisent donc davantage de voyages et sollicitent des intervenants », relève Sylvain Massebeuf. Si auparavant chaque professionnel possédait sa propre activité comme la réservation d'hôtels, des transports ou le suivi, « aujourd'hui la demande sera traitée dans sa globalité par un seul acteur qui devra se charger de l'ensemble de ces différentes prestations pour un client », assure le dirigeant de chez Page Personnel. Comptez de 24 à 33 K€/an de fixe pour un chargé d'affaires junior.
  

La rédaction