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Le salariat fait rêver les Français … mais pas les jeunes

La majorité des Français préfère le salariat au statut d'indépendant. Pas les moins de 25 ans, qui associent l’indépendance à la liberté. Ils y voient une opportunité de concilier vie privée et vie professionnelle, selon une étude publiée par le Crédoc.

En France, le salariat a de plus en plus la cote face au statut d’indépendant. Une étude publiée en avril 2017 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) révèle que 70 % des Français de l’hexagone préfèrent le salariat. En 2000, ils n’étaient que 41 % à juger l’activité salariale enviable. Cependant l’attrait du salariat ne séduit pas dans les mêmes proportions toutes les tranches d’âge.

 

Quel statut pour l’équilibre vie professionnelle/vie privée

Pour 45 % des 18-24 ans, travailler à son compte serait une situation plus enviable. Pas étonnant, quand on sait que 47 % des moins de 25 ans font rimer le statut d’indépendant avec plus de liberté et que 76 % pensent que le statut d’indépendant permet un meilleur équilibre entre vie privée et activité professionnelle. Avec les années, la vision de cet équilibre semble évoluer. Ainsi, entre 60 et 69 ans, ils ne sont que 25 % à envier le statut d’indépendant, qu’ils voient comme « synonyme de lourde charge de travail venant empiéter sur la vie personnelle » explique le Crédoc.

 

20 % de jeunes indépendants

Les hommes comme les femmes voient le statut d’indépendant « comme un moyen de concilier ces aspirations ». Par ailleurs, les jeunes sont les plus nombreux (20 %) au sein de la population à avoir, par choix ou par contrainte financière « exercé au cours des 12 derniers mois, une activité rémunérée de manière indépendante (auto-entrepreneuriat, chauffeur ou hôte via un site internet, garde d’enfant ou aide aux personnes âgées, etc.) ».

Cette expérience n’est partagée que par 8 % de l'ensemble de la population. Toutefois, l'étude souligne la forte proportion parmi les travailleurs indépendants de personnes en situation précaire (16 %), de chômeurs (14 %) et de personnes n’ayant exercé de profession auparavant (17 %). Plus que leurs goûts personnels, ce sont les contraintes du marché du travail qui pourraient inciter les plus jeunes à accepter de nouvelles formes de rémunération.

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