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Comment réussir à faire parler un recruteur en entretien d'embauche ?

L’entretien d’embauche, c’est le bon moment pour récolter un maximum d’informations. Vous démontrez ainsi votre curiosité, cela vous aide à mieux vous vendre, et par la même occasion vous évite de vous tromper. Encore faut-il réussir à faire parler le recruteur. Keljob vous donne quelques techniques.

Profiter de l’entretien d’embauche pour récolter des informations que d’autres n’auront peut-être pas, voilà une bonne idée qui peut s’avérer payante. Et pour cause : « un candidat qui cherche à obtenir des informations montre au recruteur qu’il s’intéresse au poste et à l’entreprise », selon Marion Ruciak, responsable du développement RH chez Advans Group. Pour Agathe Ritouet, assistante RH chez INEAT, « cela atteste également d’une curiosité et d’une ouverture d’esprit du candidat, deux qualités importantes qui peuvent être un plus aux yeux du recruteur. » Enfin rappelez-vous que « l’entretien est un échange avec le recruteur qui va permettre au candidat de capter les leviers du recrutement et d’en savoir plus sur l’écosystème et l’ambiance de l’entreprise. C’est d’autant plus important que les candidats sont aussi en quête d’un environnement au sein duquel s’épanouir », décrypte Pierre Rabozzi, directeur chez Page Personnel.

Il faut bannir toutes les questions fermées commençant par "est-ce que" : elles ne permettront pas de recueillir des informations détaillées.

Préparer l’entretien

Avant de bombarder le recruteur de vos questions, assurez-vous bien de leur pertinence. « L’interroger sur le chiffre d’affaires d’une société ou le type de clients alors que les informations peuvent être trouvées sur Internet est contreproductif », confirme Marion Ruciak. C’est pourquoi « il est essentiel de s’informer en amont sur l’entreprise, son organisation, son histoire, et le poste visé, par le biais notamment des réseaux sociaux et d’Internet », préconise Pierre Rabozzi. Car « les recruteurs livrent plus facilement des informations à une personne qui démontre son intérêt », ajoute Agathe Ritouet.

 

Poser des questions ouvertes

« Il faut bannir toutes les questions fermées commençant par "est-ce que" : elles ne permettront pas de recueillir des informations détaillées », indique Pierre Rabozzi. Interrogez le recruteur de manière ouverte et précise en reprenant par exemple certains des éléments trouvés pendant vos recherches. Si vous voulez évaluer vos chances de décrocher l’emploi en fin de rendez-vous, préférez une question commençant plutôt par "que pensez-vous de ma candidature ? ", à " est-ce que ma candidature est bien positionnée ? "

 

Laisser la main au recruteur

D’autre part, écoutez avec attention votre interlocuteur et laissez-le mener l’entretien. « Il peut se sentir déstabilisé par un candidat qui prend trop souvent les devants en l’interrogeant, confirme Marion Ruciak. Alors que plus vous le laisserez parler le recruteur, plus vous obtiendrez d’informations. » Ne lui coupez pas la parole, avertit Pierre Rabozzi : « en voulant trop bien faire, certains candidats qui souhaitent marquer leur présence interrompent le recruteur. De ce fait, ils n’obtiennent aucune information car il ne laisse pas aller jusqu’au bout de son propos. » Attention aussi à ne pas poser de questions auxquelles votre interlocuteur aurait déjà répondu dans son discours de présentation !

 

Rebondir pour approfondir

En pratiquant une écoute attentive, non seulement vous montrerez votre intelligence émotionnelle aux recruteurs qui y sont de plus en plus sensibles, mais vous pourrez mieux rebondir sur ce qui vous sera dit et ramasser au passage quelques informations complémentaires. « Si le recruteur explique au candidat qu’il sera amené à travailler en équipe, ce dernier peut l’interroger sur la composition de celle-ci, les effectifs, les profils des personnes », illustre Marion Ruciak. « Les recruteurs apprécient l’échange, note Pierre Rabozzi. Avec cette sorte de ping-pong, il créera une proximité avec son interlocuteur, ce qui lui permettra d’obtenir plus de détails et de montrer en plus une certaine agilité intellectuelle. » Et si le retour du recruteur ne vous satisfait pas, n’hésitez pas à creuser : « ne vous contentez pas du premier niveau de réponse ; si elle est incomplète, enchaînez par un "comment", "pourquoi", "c’est-à-dire" », poursuit-il.

 

Créer du lien

Pour réussir à obtenir des détails que les autres n’auront pas, établissez une connivence avec le recruteur. Renseignez-vous sur lui, sur l’école qu’il a faite, son parcours, via les réseaux sociaux professionnels afin d’insuffler plus de naturel au face-à-face. En le mettant à l’aise, vous parviendrez à le faire parler plus aisément. « Si le recruteur a fait la même école que le candidat, cela créera des atomes crochus entre eux, ce qui fluidifiera l’échange et améliorera sa transparence », illustre Pierre Rabozzi.

 

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