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Les plus belles gaffes des candidats

Oups ! La boulette. Vous culpabilisez parce que votre entretien ne s’est pas passé comme prévu ? Rassurez-vous, certains candidats font très fort. Petit palmarès de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

10 ans de mensonge

Nombreux sont ceux qui bidonnent leur CV. Le plus souvent, cela se cantonne aux dates : des stages de trois mois se transforment subrepticement en expériences de 3 ans. Mais certains vont beaucoup plus loin. « Je me souviens de ce candidat senior, ancien diplômé d’HEC, raconte Paul-Émile Taillandier, fondateur du cabinet Talents-clés conseil. L’entretien s’était bien passé, c’était un homme brillant. Mais je sentais qu’il restait une zone d’ombre. Après l’avoir raccompagné, j’ai fait une recherche dans l’annuaire des anciens élèves d’HEC. Il n’y figurait pas… Je l’ai appelé pour qu’il m’explique cette bizarrerie. « Eh bien, vous êtes le premier à me coincer ! », m’a-t-il répondu sans ciller ». C’était tellement gros que personne n’avait jamais songé à vérifier ses dires. Depuis 10 ans, il continuait ainsi allégrement à profiter de la supercherie. Un pari à hauts risques, prévient le chasseur de tête…A l’inverse, certains s’autocensurent à outrance. Le directeur d’un grand hôtel avait ainsi laissé un trou dans son CV. Lorsque Paul-Émile Taillandier l’interroge, il se voit répondre que ce sont des affaires personnelles… « Heureusement, il a fini par avouer qu’il s’agissait d’une année où il avait été barman. Considérant que c’était peu valorisant, il le cachait. Grosse erreur ! Annoncer la couleur aurait permis au contraire de montrer son mérite. »

C’est moi le Boss

Philippe Arsac se souvient d’un candidat qui affirmait, sous forme d’une boutade, qu’il ne pouvait plus occuper de poste opérationnel compte-tenu de son grand âge. Puis, tel un patriarche à son petit-fils, il a été jusqu’à lancer au recruteur : « mais qu’est-ce que vous fricotez », au bruit de l’ouverture d’un tiroir pour y chercher un document. Petite précision : ce candidat avait 35 ans ! Gare aux excès de zèle ! « Certains candidats ne jouent pas le jeu, sont sur la défensive ou se construisent un personnage, par exemple en cherchant à prendre l’ascendant sur le recruteur, remarque Philippe Arsac, président du cabinet de recrutement EuroWin. « En font partie la poignée de main hargneuse pour se donner l’air énergique, le regard inquisiteur ou inquiet. Pire, celui qui refuse de répondre à une question sur son parcours ou la retourne du tac au tac : « et vous, que feriez-vous dans ces circonstances ? » Le summum étant un candidat déstabilisé par des questions dégonflant son CV qui asséna un « douter de mes compétences est inconvenant ».

Tomber la chemise

Au-delà des candidats qui débarquent en jogging ou en talons aiguilles et décolleté plongeant, Paul-Émile Taillandier remarque qu’il lui arrive régulièrement de recevoir des femmes enveloppées dans un nuage de parfum. Un tuba s’imposerait presque… « Non seulement cela peut indiquer un manque de discrétion, souligne le recruteur, mais je peux aussi m’en trouver indisposé. »

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