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Chercheurs d'emploi : unissez-vous !

Si la solitude face à votre PC vous pèse, pourquoi ne pas vous joindre à un groupe de recherche d’emploi ?Sous la houlette d’une multitude d’organismes spécialisés, des ateliers sont organisés un peu partout en France. Leur intérêt : confronter les méthodes et nouer des liens entre professionnels.

Combattre l'isolement

Missions locales, antennes de l’ANPE ou de l’APEC, associations municipales, cabinets indépendants… Quel que soit leur statut, les structures d’aide à la recherche d’emploi adoptent souvent le même réflexe. Dès les premiers rendez-vous, leurs conseillers proposent aux candidats d’intégrer un groupe et de participer à des ateliers collectifs.Ces réunions, il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts : gratuites ou payantes, sur un jour ou sur une année, généralistes ou très spécialisées. Leur but : permettre aux candidats d’améliorer leurs techniques de recherche d’emploi et d’activer leur réseau de contacts.

Pour Danièle Salvi, conseillère à l’Espace cadres de l’ANPE de Grenoble, les ateliers de groupe présentent un intérêt immédiat. « Lorsqu’on cherche un travail, il suffit parfois d’un peu d’écoute pour se remettre dans le sens de la marche, explique-t-elle. Les candidats ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls et que d’autres personnes vivent une situation similaire à la leur. »

Comparer et parfaire ses outils de recherche

Généralement, les chercheurs d’emploi sont invités à parfaire leurs outils de recherche à échéances régulières, le plus souvent en petits comités de 10 à 15 personnes. En travaillant sur le CV ou sur les techniques d’entrevues, ils échangent des manières de faire et apprennent à « formuler leur candidature ».Nicolas Thébault est le fondateur de la société de conseil en carrière Tébopro. Depuis quatre ans, une fois par mois, il coache des managers et leur apprend à se présenter en public. « En 30 secondes chrono, je leur demande d’exprimer un “pitch”, c’est-à-dire d’expliquer qui ils sont, à quoi et à qui ils peuvent être utiles, » indique-t-il. Dans ce type d’exercice, la présence du groupe permet de confronter les approches, de briser les certitudes. « Les participants ne sont pas là pour juger mais pour donner un avis et le justifier, » ajoute Nicolas Thébault.

L’ANPE organise le même genre d’ateliers depuis des années. Avant de devenir contrôleur de gestion dans la distribution, Yann Guénot a participé à ces rencontres pendant quatre trimestres. Il en garde un souvenir mitigé. « Ça m’a aidé à mettre mes idées au clair et à parler en public, chose utile quand on doit passer des entretiens avec deux ou trois recruteurs en même temps. D’un autre côté, le groupe était tellement hétérogène qu’il m’était difficile d’échanger avec des personnes du même profil que moi. »

Tisser une toile

À l’heure où le « réseautage » est une des clés du succès pour tout candidat, l’expérience de Yann Guénot montre qu’il est important de bien cibler son (ou ses) groupe(s) de recherche d’emploi. Aujourd’hui, les ateliers sont de plus en plus spécialisés par métier (ingénieurs, journalistes,…), par secteur d’activité ou par statut (cadres, techniciens,…). Ces clubs, publics ou privés, offrent de bonnes opportunités pour nouer des contacts avec d’autres professionnels et, parfois, pour obtenir le numéro de téléphone d’un recruteur.

Une autre piste pour rencontrer régulièrement des recruteurs consiste à rejoindre un réseau qui pratique le Speed Networking. Veillez à vérifier la qualité des rencontres proposées et la sphère d’influence du réseau. Plus le réseau est capable de mobiliser des « partenaires », plus il est intéressant d’en être membre.

Ainsi, le réseau Oudinot est capable d’organiser régulièrement pour ses membres des rencontres de 9 minutes avec une douzaine de chasseurs de têtes. De plus, ses conférences thématiques permettent aux membres de rencontrer des professionnels et des chefs d’entreprises en activité toutes les trois semaines. Créée par quelques cadres il y a 3 ans, le réseau intègre 60 % de cadres en poste parmi ses membres. Ce qui démultiplie son efficacité. D’ailleurs, près de 78 % de ses membres ont retrouvé un emploi ou une mission depuis sa création.

Une chose est sûre, pour tisser sa toile, il ne faut pas se contenter de rester devant un écran d’ordinateur toute la journée. « 60 à 65 % des offres d’emploi ne sont pas publiées, affirme Danièle Salvi, de l’ANPE de Grenoble. Pour les débusquer, il faut activer son réseau, et cela commence au sein des cercles de recherche d’emploi. » . D’autant que les progrès technologiques permettent aujourd’hui aux candidats de sortir de chez eux sans risquer de rater l’offre d’emploi de leur vie, via notamment des alertes SMS qu’ils peuvent recevoir sur leur téléphone portable. Au final, chercher en solo n’empêche pas de chercher en groupe.

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