Community manager - Animateur de communauté

Le métier de community manager attire beaucoup de convoitises et tout autant de questions. Missions, salaire, formation… voici tout ce que vous devez savoir sur ce nouveau métier du web. Et découvrez les coulisses avec les témoignages de 3 community managers en poste en agence, chez l’annonceur ou en freelance.

Les missions

Les principales missions du community manager consistent à développer la présence d’une organisation sur internet et surveiller son e-réputation. Il fédère et fidélise des internautes autour d’une marque, d’une entreprise ou d’un thème et veille au respect des règles de la communauté. Il identifie les sites, les blogs, les forums ou encore les réseaux sociaux qui parlent de son organisation pour y participer. Le community manager crée aussi des espaces d’échange (blogs, chaîne Youtube, page Facebook…) pour rendre visible sa marque, communiquer et inciter les membres à créer du contenu. Enfin, ce professionnel joue un rôle de médiateur et relaie les informations entre les internautes et son organisation.

Les qualités et compétences requises

Connaître parfaitement les règles d’utilisation et les fonctionnalités des différents réseaux sociaux, savoir anticiper et repérer les tendances sont des compétences essentielles pour briguer un poste de community manager. Il faut également avoir des facilités rédactionnelles, le sens de l’éthique et une aisance relationnelle.

Salaire et recrutement

Le salaire d’un community manager oscille entre 26 300 et 40 300 euros annuels. Le salaire moyen est d’environ 35 000 euros par an. En 2012, les secteurs qui payaient le mieux étaient le commerce, les services et les biens de consommation, d’après le baromètre des salaires Expectra.

Comment devenir community manager ?

Si des formations spécifiques en community management existent depuis quelques années, ce sont surtout les profils issus d’études supérieures en marketing, communication ou issus d’écoles de journalisme qui sont recherchés. Ainsi que les candidats ayant déjà une expérience en agence de communication digitale ou chez l’annonceur.

 

Loïc Hélias, community manager en freelance

Avez-vous toujours voulu être community manager ? 

J’étais modérateur sur plusieurs sites de type forum avant la montée en puissance des réseaux sociaux. C’est donc bien plus tard que cette animation des communautés est devenue ma profession, en parallèle d’un statut de salarié en agence web.

Quel a été votre parcours ?

J’ai suivi une formation en économie et en commerce puis j’ai démarré une carrière dans la finance. J’ai ensuite décidé de reprendre mes études et de passer le Master en web community management et réseaux sociaux de l’INSEEC de Bordeaux.

Quel a priori vous agace le plus sur votre métier ? 

On ne joue pas sur les réseaux sociaux ! Derrière chaque action, il y a une réelle réflexion. Nous parlons au nom de marques ou d’entreprises dans une logique économique de rentabilité.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre quotidien ?

Le relationnel et les échanges. Partir de zéro et réussir à fédérer une communauté active est aussi un leitmotiv. Il y a donc deux sources de satisfaction : côté clients et côté membres.

Quelle est votre fourchette de salaire ?

Je travaille actuellement exclusivement en province. Mes revenus oscillent donc entre 2 500 et 3 500 euros brut par mois.

Comment voyez-vous votre métier évoluer ?

Je crois à un rapprochement avec le métier de chargé de référencement naturel (SEO). C’est déjà courant de travailler sur des projets réunissant SEO et SMO (Social Media Optimization). Les dernières évolutions portent également à croire que le web de demain accordera plus d’importance aux utilisateurs.

 

Marion Meyer, community manager pour une agence de communication

Avez-vous toujours voulu être community manager ? 

Quand j’étais étudiante dans un IEP en section communication, ce métier n’existait pas. J’ai d’abord été bloggeuse puis j’ai suivi les réseaux sociaux dès leur apparition.

Quel a été votre parcours ?

Après mes études de communication, j’ai effectué un stage en agence digitale en tant que chef de projet web. J'étais déjà familière des médias sociaux via mes activités personnelles (blog, Twitter…) Je me suis naturellement dirigée vers la fonction de community manager qui est un métier de communication.

Quel a priori vous agace le plus sur votre métier ? 

Nous ne sommes pas des geeks qui passent leur temps sur les réseaux sociaux. Nous les utilisons comme des outils de travail, en appliquant des règles bien précises.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre quotidien ?

Le côté créatif car il faut toujours trouver des idées originales, des visuels, des vidéos… Je dois poster des contenus différents et adapter le message au public visé. C’est cette polyvalence qui me plaît.

Que pensez-vous de la fourchette de salaire dans votre métier ?

La fourchette évoquée plus haut me paraît cohérente avec la réalité. Il y a évidemment des disparités entre les secteurs. La séniorité joue aussi car un jeune sorti de ses études aura du mal à négocier 40 000 euros par an.

Comment voyez-vous votre métier évoluer ?

On ne peut pas vraiment savoir car ça change tout le temps. Dès qu’il y a un nouvel outil ou réseau social, les clients sont tentés de le tester… Toutefois, je crois qu’il faut rester centré sur leurs besoins et utiliser des outils adaptés.

 

Sophie Carré, community manager du magazine Milk

Avez-vous toujours voulu être community manager ? 

Non, je voulais devenir styliste. À l’époque, j'utilisais internet essentiellement pour les e-mails…

Quel a été votre parcours ?

Après un Bac L, j’ai suivi une classe de mise à niveau en art à Londres, obtenu un BTS design de mode textile et environnement en France, puis une Licence en stylisme à Berlin. J'ai effectué un stage au magazine Milk au pôle mode et à la rédaction puis, j'ai été engagée pour lancer le site internet.

Quel a priori vous agace le plus sur votre métier ? 

Que mon entourage ne comprenne pas ce que je fais ou pense que ce n'est pas un vrai métier. Mais c’est compréhensible à cause de la différence de génération et la nouveauté du métier.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre quotidien ?

Le contact avec les fans, les followers, les blogueurs… On a un vrai retour et des statistiques sur les personnes touchées.

Quelle est votre fourchette de salaire ?

Je gagne moins de 30 000 euros brut annuel.

Comment voyez-vous votre métier évoluer ?

Il faut rester au fait des évolutions des outils et poursuivre un travail « d’éducation » en sensibilisant le reste de ses collaborateurs au web et à la bonne e-réputation de la marque qu'il représente. Il faut continuer à prouver que cette activité est indispensable et bénéfique pour ne pas rester isolé dans son entreprise.

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