Gestionnaire de copropriété

Chargé d’administrer les parties communes d’un immeuble, le gestionnaire ou syndic de copropriété est avant tout un médiateur de conflits. Si vous avez des vertus de diplomate et que vous aimez la gestion, ce métier peut être fait pour vous.

Mission : Pompier de service

Prendre en charge la maintenance technique, définir les travaux d’un immeuble ou contrôler le budget de la copropriété… telles sont les principales missions du syndic, un administrateur de biens immobiliers qui doit avoir trois qualités essentielles : une grande capacité d’écoute, du charisme mais aussi un sens développé de l’organisation. Il doit également être psychologiquement armé pour affronter les réclamations courantes.Sylvain Jutteau est directeur de la gestion immobilière chez Century 21 : « officiellement le syndic a pour mission d’administrer la copropriété. Mais dans les faits, il gère surtout les maladies de l’immeuble, c’est à dire les pannes, les impayés et les conflits. Concrètement, il s’occupe des trains qui n’arrivent pas à l’heure. »Le syndic, qui administre parfois une cinquantaine d’immeubles à la fois, peut travailler plus de 60 heures par semaine. « C’est un métier très difficile d’un point de vue humain. Certains craquent d’ailleurs assez rapidement car, en plus du gros volume de travail, ils doivent faire face quotidiennement aux problèmes de la copropriété », poursuit Sylvain Jutteau.Une fois par an, le syndic réunit tous les copropriétaires en Assemblée Générale pour définir avec eux les problèmes et les besoins de l’immeuble. Si nécessaire, il lance alors des commandes de travaux. Il établit des contacts avec des partenaires variés (gardiens, prestataires de services, architectes, avocats, huissiers, experts). Il gère aussi la trésorerie ou les contrats d’assurance de l’immeuble. Enfin, il est tenu d’informer régulièrement la copropriété de l’avancée des travaux ou de l’état des comptes. « Le syndic est un médiateur qui doit travailler de façon pragmatique. Plutôt que de commenter les problèmes, il doit agir au plus vite pour les résoudre. Et surtout il ne doit en aucun cas prendre partie », souligne Sylvain Jutteau.

 

Salaire : Confortable

Selon une étude 2007 du cabinet de recrutement Michael Page, un gestionnaire de copropriété débutant peut démarrer avec un salaire très attractif, de l’ordre de 35 000 euros par an. Les revenus grimpent avec l’expérience : 40 K€ après 5 années d’activité, 50 K€ après 10 années et plus de 60 K€ après plus de 20 ans de métier. « C’est un poste très recherché donc très bien payé» note Sylvain Jutteau.

 

Météo du Secteur : Ensoleillé

Contrairement à d’autres métiers de l’immobilier, qui se portent plutôt mal en ce moment, celui d’administrateur de biens a toujours le vent en poupe. Les propriétaires ont sans cesse besoin de syndics pour gérer leurs immeubles. Vous trouverez ainsi de nombreuses offres d’emploi. Majoritairement dominé par les hommes, le secteur se féminise progressivement : « on est passé d’un métier d’autorité à un métier de médiation. Or l’intuition féminine peut être très utile à ce poste », note Sylvain Jutteau.

 

Formation : juridique avant tout

Si vous êtes intéressé par la gestion de copropriété, vous devez avoir dans l’idéal une formation juridique type Maîtrise de Droit ou Master en Droit immobilier. Un BTS en immobilier peut aussi vous ouvrir des portes, si toutefois vous avez deux ou trois années d’expérience dans le secteur. Les débutants non diplômés n’ont quasiment aucune chance de décrocher un poste. Quelques autodidactes peuvent tirer leur épingle du jeu mais ils doivent avoir au moins 40 ans.

 

Ils en rêvent : devenir élu local

Pour Sylvain Jutteau, « il y a des ressemblances entre le gestionnaire de copropriété et le maire d’une commune. Tous deux sont des médiateurs, chargés de résoudre les problèmes d’une communauté. Et tous deux doivent avoir du charisme.»

 

Personnage célèbre : du terrain de foot au terrain de l’immobilier

Ancien attaquant international au football club de Nantes, Nicolas Ouedec s’est reconverti dans l’immobilier. Aujourd’hui, il est promoteur : il ne plante plus des buts mais des immeubles. Un métier qui lui permet de rester au contact de la population nantaise.