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Qui sont les délaissés du secteur ?

Comment expliquer que le chômage reste relativement élevé dans le secteur (environ 6 %) malgré les difficultés de recrutement ?

Selon Anthony Collins, directeur d’Hays Informatique, le paradoxe vient du fait que les employeurs sont très exigeants : « c’est l’une des spécificités du marché français : par exemple pour remplacer un collaborateur qui s’en va, l’entreprise veut un copier/coller », illustre t-il. Une perle rare qui n’est pas toujours facile à trouver, aussi certains choisissent-ils d’aller chercher ces profils à l’étranger.

 

Par conséquent, les profils trop généralistes ont plus de mal à séduire les employeurs. L’informatique ayant tendance à se spécialiser, un technicien ou un ingénieur qui tente de toucher à tout risque d’inquiéter plus que de convaincre. Mais le problème,  c’est que « dans ce secteur, tout bouge très vite », rappelle Anthony Collins. En d’autres termes, quelqu’un qui décide de se spécialiser aujourd’hui n’a pas la garantie que son domaine de prédilection sera toujours porteur demain.

 

Selon Philippe Arsac, président d’Eurowin Consulting Group, cabinet de recrutement spécialisé dans l’informatique. d’autres profils risquent de voir des opportunités leur échapper. « C’est le cas des personnes qui n’ont pas investi sur les langues par exemple, mais aussi des profils expérimentés qui n’auraient pas mis à jour leurs connaissances. L’informatique n’est pas tendre pour les années, c’est plutôt un métier de jeunes. »

 

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