1
réaction

4 bonnes raisons de changer de job... et vite !

Vous vous plaignez sans arrêt ? Vous vous répétez en boucle " ça ira " ? Découvrez les 4 signaux forts qui indiquent s'il s'agit d'un découragement passager ou s'il est vraiment temps de chercher un job ailleurs, même en temps de crise.

1. Je m’ennuie dans mon poste

Vous traînez les pieds à l’idée d’accomplir une mission qui, autrefois, suscitait de l’intérêt chez vous ? Le goût du challenge qui vous caractérisait en début de carrière s’est envolé? Ces signaux doivent vous mettre la puce à l’oreille. « Évoluer dans une dynamique de projet dans laquelle on ne cesse d’apprendre de nouvelles choses est l’une des conditions au bonheur au travail », assure Philippe Laurent, coach de transition et fondateur du cabinet Project Coaching Associés. Si ces critères ne sont plus réunis, mieux vaut prendre du recul et essayer de trouver des solutions, notamment via un bilan de compétences.

Attention, toutefois, à ne pas claquer la porte de votre entreprise trop vite. « Dans certains cas, il suffit d’en parler avec son N+1 pour trouver des ajustements de poste susceptibles de mieux coller aux aspirations professionnelles du salarié », indique Sylvaine Pascual, coach spécialisée dans la reconversion professionnelle.

2. Je remets tout au lendemain

Auparavant, vous étiez plutôt du genre à gérer les dossiers au fur et à mesure mais depuis quelques mois, ils s’entassent sur votre bureau et cela ne vous fait ni chaud ni froid. « La procrastination est un indice de mal-être, diagnostique Jean-Louis Sabin, master franchisé d’ActionCoach. Cela signifie que le salarié est mal dans son poste et que les tâches qu’il doit effectuer occasionnent de la gêne. »

Et pour cause : remettre une mission à plus tard provoque généralement de l’anxiété et un sentiment de culpabilité. Pour vaincre cette mauvaise habitude et éviter le burn out, il convient de questionner les raisons de ce désengagement. Est-il lié au stress, à un découragement ou à une mauvaise organisation du temps de travail ?

Interrogez-vous également sur votre gestion des priorités. Quelles tâches avez-vous tendance à reporter ? À l’inverse, quelles missions faites-vous toujours en priorité ? « Ces interrogations vous permettront d’en savoir plus sur ce qui vous plaît et ce que vous ne souhaitez plus faire », explique Jean-Louis Sabin.

3. Je n’ai plus envie de faire de concessions

Lorsque vous avez accepté ce poste de conseiller clientèle dans cette banque, les deux heures de transport qu’il induisait le matin et le soir ne vous effrayaient pas. Maintenant que vous avez des enfants, ce temps de trajet pèse dans votre quotidien, crise de la quarantaine oblige. « On n’accepte pas les mêmes contraintes à 20 ans qu’à 40 », rappelle Sylvaine Pascual.

« Après plusieurs années d’expériences, les salariés sont lassés de toujours donner à leur entreprise et n’ont plus envie de faire autant de concessions qu’avant », surenchérit Philippe Laurent. Les commerciaux, par exemple, sont nombreux à passer par ce cap. « En début de carrière, on leur demande souvent de faire preuve de cynisme et de mettre l’intérêt de l’entreprise avant le leur. Toutefois, il arrive un moment où ils se font rattraper par leurs exigences et où leur travail perd tout son sens », remarque Sylvaine Pascual.

4. Je n’ai pas l’impression d’exploiter tout mon potentiel

« Avoir un plan de carrière en tête mais ne pas pouvoir le réaliser peut générer de la frustration », explique le master franchisé d’ActionCoach. Si vous en avez encore sous le pied et que, même par le biais de la formation, vous êtes certain de ne pas pouvoir atteindre votre objectif au sein de votre entreprise, « mieux vaut commencer à rechercher une structure qui exploiterait davantage vos capacités », concède Sylvaine Pascual.

Là encore, ne vous précipitez pas vers la porte de sortie trop vite. Pour verrouiller ce choix, prenez le temps d’en parler à votre manager à l’occasion de l’entretien annuel d’évaluation afin de voir si, dans quelques mois, un poste plus épanouissant peut se libérer.

 

Et la crise dans tout ça ?

Avec la crise, vous préférez jouer la carte de la prudence et remettre à plus tard vos projets de départs ? Quoique compréhensible, cette décision n’est pas la meilleure. « Il ne faut pas garder un emploi qui ne nous satisfait pas sous prétexte que le marché de l’emploi est difficile », insiste Philippe Laurent.

Car même si le contexte économique est morne, les opportunités sont bel et bien là. « Même pendant la crise, les entreprises demeurent à la recherche de profils ayant de solides compétences », insiste Jean-Louis Sabin. L’équation gagnante pour braver la crise et en sortir la tête haute ? « De la détermination et un projet bien ficelé », assure Philippe Laurent.

 

 

Vos réactions (1 Réaction)

  • Lionel LARRIBE

    Quelques pistes d'arguments

réagir à cet article

* Champs obligatoires.

  • ?Votre e-mail ne sera pas visible.
  • ?Votre nom apparaîtra avec votre réaction et pourra ressortir sur les moteurs de recherche. Cultivez votre e-réputation avec votre nom complet ou protégez votre identité avec un pseudo.

  • Le texte est limité à 750 caractères