2
réactions

Démissionner : les 5 erreurs à éviter

C’est décidé, demain vous donnez votre démission. D’accord, vous vous sentez plus léger, mais attention certains pièges sont à éviter. Voici les 5 erreurs à ne pas commettre pour démissionner sans accrocs.

1ère erreur : Partir sur un coup de tête

Avant de claquer définitivement la porte de votre entreprise, interrogez-vous : êtes-vous certain de faire le bon choix ? Sachez qu’à partir du moment où vous aurez envoyé votre lettre de démission à votre employeur, il vous sera difficile de faire machine arrière.

Si, légalement, vous avez la possibilité, sous certaines conditions, de vous rétracter, dans les faits, le dialogue risque d’être rompu avec votre supérieur et l’ensemble de votre équipe. « Démissionner est une décision qui ne doit pas être prise à la légère, confirme Chunly Mak, directrice générale adjointe de Piana HR Group. Elle doit être mûrement réfléchie, sans quoi elle sera difficile à expliquer à un futur recruteur. »

Par conséquent, plutôt que de tout envoyer valser parce que l’incompétence de votre N+1 vous excède, attendez que votre colère retombe et reconsidérez votre décision sous un nouvel angle.

"Quitter son poste sans avoir de promesses d’embauche derrière est très compliqué."

2e erreur : Laisser un mauvais souvenir

Des problèmes d’ordre relationnel sont à l’origine de votre démission ? Évitez à tout prix bras d’honneur et insultes lorsque vous prendrez la porte de sortie. D’autant plus si vous souhaitez travailler de nouveau dans le même secteur d’activité.

« Le monde des recruteurs est petit, rappelle Frédéric Magnen, consultant au sein du cabinet Selescope. Lorsqu’il se renseignera de vos références, votre futur employeur pourra facilement savoir si vous avez eu un comportement déplacé dans votre précédente entreprise. »

Si votre départ prématuré met en péril l’organisation de votre service, mettez votre rancœur de côté afin de rester en bons termes avec vos futurs ex-collègues.

 

3e erreur : Ne pas expliquer son choix

« Une démission peut parfois être vécue comme une trahison pour l’employeur », analyse le consultant de Selescope. Pour que votre décision soit bien vécue de part et d’autre, ne vous contentez pas d’envoyer une lettre en recommandé à votre patron.

Motivez également votre décision de vive voix et précisez-lui les raisons qui vous poussent à aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Si vous avez décroché une autre opportunité, expliquez, en quelques mots, pourquoi celle-ci colle mieux à votre projet professionnel.

Si, à l’inverse, vous n’avez pas encore d’autres pistes, c’est le moment de négocier une rupture conventionnelle avec votre employeur. Contrairement à la démission, cet accord amiable ouvre droit au versement d’une indemnité de rupture de contrat par l’entreprise et d’une indemnisation par Pôle emploi.

 

4e erreur : Ne pas avoir d’autres pistes

C’est totalement illégitime et selon certains même discriminatoire, mais les recruteurs sont unanimes sur ce point : quitter son poste sans avoir de promesses d’embauche derrière est très compliqué. « En particulier dans le contexte économique actuel », souligne Chunly Mak.

Toutes les études des cabinets de recrutement abondent d’ailleurs dans ce sens : un candidat a plus de chances d’être recruté s’il est en poste que s’il est en recherche d’emploi. « Les risques pris par le salarié doivent être mesurés, indique Frédéric Magnen. Pour éviter d’aller droit dans le mur, mieux vaut anticiper le plus possible et commencer ses recherches avant sa démission, lorsqu’on est encore en poste. »

 

5e erreur : Ne pas savoir parler de sa démission lors d’un entretien d’embauche

En entretien d’embauche, lorsqu’un recruteur vous demande pour quelles raisons vous avez quitté votre précédent poste, soyez transparent. « L’enjeu est d’en parler de manière positive et de rassurer le recruteur sur ses motifs de départ, son nouveau projet professionnel ou son désir de reconversion », explique Chunly Mak.

Pour autant, inutile de vous attarder trop longuement sur cet aspect. « Le candidat a plutôt intérêt à ne pas s’appesantir sur son passé et à évoquer les raisons pour lesquelles il souhaite intégrer une nouvelle entreprise », ajoute-t-elle. Car ce qui est important, ce n’est pas ce que vous quittez mais « ce vers quoi vous êtes prêt à aller », nuance Claire Lustig-Rochet, dirigeante du cabinet CLR Conseils.

Si vous avez démissionné car vous ne parveniez pas à vous entendre avec votre manager, évitez de trop soulever ce point de discorde. « Cela renvoie l’image d’un candidat caractériel, difficile à manager ou qui a des difficultés à s’intégrer dans de nouvelles équipes », prévient Frédéric Magnen.

 

 

Dernière règle d’or : « ne critiquez jamais votre précédent manager. La critique rejaillit souvent sur celui qui l'émet », rappelle Claire Lustig-Rochet.

 

Vos réactions (2 Réactions)

  • victor13010

    cuisinier

    demission et drois au chomage

    mon employeur veut se séparer de moi il refuse la rupture conventionnelle il mas poser un ultimatum de 15 jours pour trouver un autre patron ou sinon il envoie un papier pour sois disant faute grave que j'aurais commis je me suis trouver un autre patron entre temps Jai une période d'essai la semaine prochaine de 2 mois mais mon patron mas demander une lettre de démission pour cette entreprise si après c'est 2 mois je quitte par ce que ca ne me convient pas ma lettre de demission seras pris en compte a pole emploi et est ce que je vai toucher mon chomage a 85% ou rien du tout

  • Titus

    Manager informatique

    en réponse à : victor13010

    Et non...!

    Démissionner d'un poste est décider de refuser une activité professionnelle. Pour Pôle-emploi, démissionner est choisir de s'arrêter de travailler volontairement: pas d'indemnité, du tout! J'ai vécu le cas.

    Le seul cas où Pôle-emploi accepte, PE, de verser des indemnités après une démission est la rupture de contrat dans le cas d'une fin de période d'essai dans le job suivant la démission.

    Je pense avoir répondu à vos interrogations. Maintenant, prendre des infos directement, auprès d'un conseiller PE, permet d'avoir une réponse à votre cas précis.

    Bon courage,

    Titus

réagir à cet article

* Champs obligatoires.

  • ?Votre e-mail ne sera pas visible.
  • ?Votre nom apparaîtra avec votre réaction et pourra ressortir sur les moteurs de recherche. Cultivez votre e-réputation avec votre nom complet ou protégez votre identité avec un pseudo.

  • Le texte est limité à 750 caractères